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Économie – Social

Paris : deuxième jour de grève pour une partie des éboueurs de la capitale

mardi 5 décembre 2017 à 9:20 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Une partie des éboueurs de Paris est en grève depuis lundi pour obtenir des augmentations de salaire. Comme hier il n'y aura pas ou peu de ramassages dans 10 arrondissements (II, V, VI, VIII, IX, XII, XIV, XVI, XVII et XX) ce mardi. Les éboueurs demandent à la Mairie l'ouverture de négociations.

Grève des éboueurs à Paris.
Grève des éboueurs à Paris. © Radio France - Martine Bréson

Paris, France

La grève d'une partie des éboueurs de Paris se poursuit mardi. Les éboueurs, qui ont arrêté le travail lundi, demandent des augmentations de salaire et une réforme des primes qui, selon les grévistes, seraient désormais basées sur le mérite.

Selon des syndicats et la Ville de Paris, le mouvement aurait eu un impact moyen hier pour le premier jour du mouvement. La Mairie de Paris estime à 900 le nombre de grévistes, ce qui représente 30% du personnel. La grève affecte dix arrondissements (II, V, VI, VIII, IX, XII, XIV, XVI, XVII et XX) sur 20 où la collecte est assurée par 4.900 agents municipaux. Les dix autres arrondissements sont sous la responsabilité de sociétés prestataires extérieures.

Des blocus levés par la police

Les éboueurs, mais également des égoutiers, fossoyeurs, agents techniques ou encadrants des directions de la propreté ou des espaces verts, ont suivi lundi le mouvement. Les grévistes ont bloqué dans la journée quatre garages de bennes sur 6 et trois usines de retraitement de déchets, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Romainville et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Ces trois derniers sites, ainsi qu'un garage, ont été débloqués dans l'après-midi par les forces de l'ordre. La Ville de Paris estime que les grévistes ne doivent pas entraver la continuité du service public.

Les grévistes demandent l'ouverture d'une négociation sur les salaires et les primes

La CGT-FTDNEEA (Filière Traitement des Déchets Eaux Egouts Assainissement), à l'origine du mouvement de grève, estime que La "maire de Paris aurait pu éviter la grève en ouvrant simplement des négociations avec ceux qui les demandent". La Ville "remet les discussions aux calendes grecques, fin janvier", a indiqué Régis Viéceli, secrétaire général de la CGT-FTDNEEA.

De son côté, la Ville affirme qu'elle a proposé des discussions avec l'ensemble des organisations syndicales. Elle rappelle que concernant la réforme des primes, "c'est une obligation réglementaire imposée par l'État à laquelle nous devons nous soumettre au 1e janvier 2019 et qui se traduit par certains avantages pour les salariés".