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Économie – Social

Paris : la victoire des salariés des Catacombes après sept semaines de grève

lundi 18 juin 2018 à 16:34 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

Pour la CGT Culture Ville de Paris c'est une "victoire historique" que les salariés des Catacombes viennent de remporter. Après sept semaines de grève, le plus long mouvement social de l'histoire de Paris-Musées, les agents ont réussi à imposer leurs revendications.

Victoire historique pour les salariés des Catacombes à Paris.
Victoire historique pour les salariés des Catacombes à Paris. - CGT Culture Ville de Paris

Paris, France

Il aura fallu sept semaines de grève pour que les agents des Catacombes (Paris 14e) réussissent à imposer leurs revendications. Ce mouvement est le plus long de l'histoire de Paris-Musées, affirme la CGT Culture de Paris qui qualifie cette victoire d'historique. 

Paris-Musées est le gestionnaire du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement, un site très prisé par les touristes.

Les agents des Catacombes sont fiers de leur victoire

Un protocole de fin de conflit a été signé vendredi après-midi avec la mairie de Paris. 

"Sur les questions salariales, nous obtenons le triplement de la prime de pénibilité _et l’_harmonisation par le haut des salaires des collègues ex-vacataires (qui touchaient jusqu’à présent 150 euros de moins chaque mois par rapport aux ex-contractuels)" indiquent les grévistes dans un communiqué. 

"Sur les questions, plus épineuses, d’effectifs, nous n’obtenons pas l’ensemble des recrutements que nous avions réclamés. Cependant nous arrachons six nouveaux postes, ce qui dans le contexte actuel et la politique vis-à-vis des recrutements de fonctionnaires constitue une avancée considérable. C’est donc avec une énorme fierté que nous sortons du conflit". ajoute la CGT.

Les agents ont réussi à convaincre la maire de Paris 

Les personnels des Catacombes de Paris voulaient que le blocage commencé le 3 mai 2018 se termine. Ils avaient écrit une lettre à la maire, Anne Hidalgo, avec des revendications argumentées et chiffrées. Ils ont été entendus.

Nous réclamons le doublement des effectifs" 

Ils avaient expliqué être "dix agents par équipe avec un effectif cible officiel de huit, par trop souvent dérogé à la baisse, ou parfois maintenu par l'emploi de vacataires. Quatorze personnes cela représente : quatre à cinq à l’entrée pour la gestion des contrôles vigipirates (deux personnes), gestion des flux de visiteurs, litiges, conflits, etc (deux à trois personnes). Les agents pourraient ainsi constituer une équipe d’intervention en cas de besoin (deux personnes se détacheraient de l’entrée pour intervenir soit dehors, soit dans le parcours). Cinq à six dans le parcours : surveillance de l’ossuaire, ouverture des portes aux groupes, gestion des visiteurs difficiles". 

Nous sommes trop peu pour une surveillance efficace"

Le site se dégrade à vue d’œil (déchets, excréments, dégradations) …. Deux à trois à la sortie : les visiteurs sont fouillés (une personne), mais aussi accueillis et conseillés (une personne). En cas de vol d’ossements ou de pierre, avoir au moins deux agents sur place immédiatement est indispensable. Un troisième peut s’ajouter au poste sur les jours d’affluence (régulation de la sortie et des flux dans le bâtiment, très exigu par rapport au nombre de visiteurs). Deux à trois agents au PC de sécurité : un en poste fixe et un à deux en intervention dans le périmètre de sortie.

La CGT publie le protocole d'accord sur twitter