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Covid-19 : à Paris, le monde de la restauration souffre de l'absence de touristes

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Par , France Bleu Paris

Alors que la saison estivale est censée débuter, l'Ile-de-France devrait perdre 25 à 28 millions de touristes cet été, en raison de la crise sanitaire, selon les prévisions de l'UMIH. Dans le quartier du Louvre, les restaurateurs en font déjà les frais.

Dans le quartier du Louvre, à Paris, les restaurateurs subissent de plein fouet l'absence de touristes.
Dans le quartier du Louvre, à Paris, les restaurateurs subissent de plein fouet l'absence de touristes. © Radio France - Marine Protais

L'Ile-de-France a déjà perdu 33 millions de touristes l'été dernier, par rapport à 2019, à cause de l'épidémie de Covid-19. Et ça ne devrait pas s'arranger cette année. Selon l'UMIH Paris Ile-de-France, L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, la région devrait encore perdre 25 à 28 millions de touristes cet été, par rapport à il y a deux ans. Et parmi les premiers à en pâtir : les restaurateurs, notamment dans le quartier du Louvre.

Habituellement, à cette période, la terrasse du Café Palais Royal, située à deux pas du musée du Louvre, fait le plein. "Mais cette année, on est à 30% du chiffre", se désole le patron, Jean-Luc Chevalier. "On ne voit pas de touristes asiatiques ni de touristes sud-américains. Il y a vraiment une grosse différence par rapport aux années précédentes où, dans cette maison, il y avait 80% de touristes."  Là, ils sont à peine deux ou trois étrangers à venir déjeuner chaque jour, pas de quoi renflouer les caisses des bars et restaurants. Alors certains essaient de se réinventer. 

Entre les Français et les étrangers, deux types de consommation différents

Au Thermidor, rue Saint-Honoré, l'équipe a dû innover pour pallier le manque de touristes. "On fait beaucoup d'Happy Hour sur les boissons, pour les Français qui sortent des bureaux un peu plus haut, explique Mathieu Guerrier, serveur. Donc on arrive à compenser un peu, mais ce n'est pas le même mode de consommation."

Le touriste va chercher des plats français. Le bœuf bourguignon, en plein été, va lui taper dans l'œil. Alors que le Français, lui, ce qu'il veut, c'est la pinte de bière à 5,50€. - Mathieu Guerrier, serveur au Thermidor

Mais, forcément, ça rapporte moins d'argent. Et de nombreux restaurateurs en ont fait les frais.

"Si c'est ça la grosse période, la rentrée va être difficile"

Quelques mètres plus loin, Delphine Hurtel, la gérante de la Brasserie Ragueneau, est un peu démunie. "Je suis née derrière un bar, et je n'ai jamais vu ça. Logiquement, c'est une saison pendant laquelle on bosse beaucoup. Et là, on fait 20 à 25% du chiffre d'affaires qu'on devrait faire. En sachant qu'en septembre, on a moins de monde qu'en juillet-août. Donc si c'est ça la grosse période, la rentrée va être difficile." 

Cette restauratrice envisage même de vendre son établissement, mais vu le contexte économique, elle est certaine qu'elle devrait brader son prix. Et ça lui semble impossible, avec tous les crédits qu'elle a accumulés. Mais si la restauration souffre, il semblerait que les hôtels de luxe, dans ce même quartier, s'en sortent plutôt bien.

Jusqu'à 80% de taux d'occupation dans les hôtels de luxe

Dans la petite dizaine d'hôtels de luxe dans laquelle nous avons pu entrer, à chaque fois, c'est le même constat : un taux d'occupation qui varie entre 50 et 80%. Et ce n'est pas si mal, après un été 2020 catastrophique et des mois de fermeture, à cause des confinements, estime Suzanne Podgorski, responsable des relations clients au Grand Hôtel du Palais Royal.

Dès la réouverture le 14 juin dernier, nous avons eu des clients américains. Donc on est pas mal occupé. Bien sûr, il y a des taux d'occupation plus ou moins élevés selon les jours, mais on a des clients, ils reviennent et la tendance pour juillet est vraiment positive. - Suzanne Podgorski, responsable des relations clients au Grand Hôtel du Palais Royal

Et effectivement, elle peut compter sur des clients américains comme Jennifer. Elle est venue de Caroline du Nord pour passer une semaine à Paris, avec sa fille et sa mère. "On était censées venir l'an dernier, avant la crise du Covid. Mais on n'a pas pu venir, donc on a reporté notre voyage. Et on est vraiment ravies d'être là. On vient de visiter le musée du Louvre, et il y avait vraiment peu de monde. Pour nous, c'était merveilleux !"  Un moment privilégié pour ces touristes américaines. Seul prix à payer pour en bénéficier : faire deux tests PCR. Un en quittant les Etats-Unis et un autre en repartant de France.

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