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Paris : les policiers défilent pour interpeller les deux candidats à la présidentielle

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Par , France Bleu Paris
Paris, France

Des milliers de policiers, venus de toute la France, ont défilé ce mercredi après-midi dans les rues de Paris, pour rendre un nouvel hommage à Xavier Jugelé, leur collègue tué sur les Champs-Élysées. Mais aussi pour interpeller les deux candidats à la présidentielle sur leurs conditions de travail.

Manifestation à Paris,  des policiers après la mort de leur collègue Xavier Jugelé. Paris, le 26 avril 2017.
Manifestation à Paris, des policiers après la mort de leur collègue Xavier Jugelé. Paris, le 26 avril 2017. © Radio France - Hajera Mohammad

Ils portaient tous un brassard noir et ont respecté une minute de silence pour rendre hommage à leur collègue Xavier Jugelé, abattu le 20 avril dernier sur les Champs-Élysées par le terroriste présumé Karim Cheurfi. À la fin de la marche, les organisateurs ont même déposé une gerbe de fleurs sur les lieux du drame. D'après le syndicat Unité SGP Police FO (organisateur de la marche), 10.000 policiers, venus de toute la France, ont défilé ce mercredi à la mémoire de leur collègue, mais aussi pour réclamer encore une fois une meilleure reconnaissance de leur profession et des moyens supplémentaires. Une marche inédite, en plein entre-deux-tours de l'élection présidentielle. D'ailleurs, les manifestants n"ont pas hésité à interpeller directement les deux candidats au second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

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Des moyens supplémentaires et une meilleure reconnaissance

La présidente du Front national propose de créer 15.000 places dans les forces de l'ordre en cinq ans, 10.000 pour Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche. C'est bien, mais pas assez suffisant pour Yves Lefebvre, secrétaire général de l'Unité SGP Police FO : "J'ai envie de leur dire, prenez en considération les mauvaises conditions de travail des policiers, améliorez la rémunération des gardiens de la paix, arrêtez de servir les cadres supérieurs de la police nationale... pensez à vos ouvriers, ceux qui assurent la sécurité au quotidien." Plus de moyens, c'est ce que réclame également, Stéphane, policier à Paris depuis dix-huit ans. Sur son front et dans son dos, des cibles de tirs en carton sont accrochées "Le message est très clair" dit-il, "tant qu'on continuera à avoir des équipement obsolètes, trois séances de tirs par an et pas de droit de riposte avéré et écrit, on sera toujours une cible."

Les policiers en colère défilent à Paris, le 26 avril 2017.
Les policiers en colère défilent à Paris, le 26 avril 2017. © Radio France - Hajera Mohammad

Contrairement au syndicat Alliance qui a officiellement appelé à voter contre Marine Le Pen, le 7 mai prochain, l'Unité SGP Police FO, ne donne aucune consigne de vote. Un choix assumé et logique pour son secrétaire général, Yves Lefebvre : "Je n'appelle à voter pour personne. C'est une infantilisation du policier. Le policier qui est menacé au quotidien, qui est le dernier garant de la République face au terrorisme, n'a certainement pas besoin qu'on lui dise pour qui il doit voter". Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, explique la position de son syndicat : "Aujourd'hui, tout le monde soutient la police mais il faut la soutenir tout le temps. Que ce soit Monsieur Mélenchon qui disait qu'il fallait purger la police après l'affaire Théo ou que ce soit Madame Le Pen qui a critiqué des collègues parce qu' elle est visée par une enquête et que ces collègues font leur travail loyalement, je pense que ce n'est pas supportable..." dt-il, avant d'ajouter : "ceux qui critiquent la police, ceux qui la soutiennent par moment seulement, nous ne les soutenons pas."

Un vote FN de plus en plus fort chez les policiers ?

En janvier dernier, une enquête du Cevipof montrait la poussée du vote FN chez les policiers dont près de la moitié (47%) étaient prêt à voter pour Marine Le Pen, à la présidentielle. Mais pour Michaël, policier dans les Hauts-de-Seine, pas question d'en faire une généralité. "On a de tout dans nos rangs. C'est pas vrai qu'on a une police facho, on a pas une police d'extrême-droite", affirme l'agent. D'ailleurs, Stéphane, le policier parisien, n'est pas prêt à voter FN au second tour : "On est conscient quand même qu'un vote pour le Front national peut apporter la zizanie. Moi, par exemple, je suis dans un service où on était plutôt mélenchoniste." Certains, dans le cortège, disent comprendre la tentation FN, sans dire pour autant que c'est leur choix. D'autres préfèrent ne pas répondre à la question et invoquent leur devoir de réserve.

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