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Paris : près de 300 exilés sans-abri occupent un gymnase pour réclamer un hébergement

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Entre 200 et 300 exilés sans-abri, soutenus par le "Collectif réquisitions", occupaient jeudi après-midi un gymnase à Paris. Ils réclament une mise à l'abri et des hébergements. Ce gymnase appartient à la Mairie de Paris qui affirme être à la recherche de solutions.

Des exilés sans-abri occupent un gymnase à Paris ( image d'illustration)
Des exilés sans-abri occupent un gymnase à Paris ( image d'illustration) © AFP - LOIC VENANCE

Un peu avant midi, les militants d'un collectif d'associations, le "Collectif réquisitions" et des migrants originaires pour beaucoup d'Afrique subsaharienne ou d'Afghanistan, sont entrés dans le gymnase Japy, dans le XIe arrondissement de Paris. Ils l'occupent pour  réclamer des hébergements.

Le collectif affirme être "dos au mur" 

"Si on fait ce genre d'action, c'est qu'on n'a plus le choix, on espère que les autorités vont prendre la mesure de la situation", assure Kerill Theurillat, responsable d'Utopia56.

"On exige une mise à l'abri pour toutes ces personnes, ces familles et ces mineurs qui dorment à la rue, car notre réseau d'hébergeurs solidaires ne peut plus assumer cet hébergement", explique Maël de Marcellus, autre responsable parisien de l'association Utopia56, membre du collectif.

Le collectif a toujours obtenu gain de cause à la suite de ses actions

C'est la quatrième fois que cette organisation mène ce type d'opération coup de poing. A chaque fois, elle a obtenu gain de cause. Elle avait déjà occupé une ancienne école maternelle dans le 16e arrondissement, fin janvier, de l'Hôtel-Dieu mi-février, ou encore de la place de la République fin mars.

Selon le collectif Réquisitions, les trois dernières actions ont permis de mettre à l'abri 720 personnes. "Nous sommes décidés à rester pacifiquement sur place jusqu'à la mise en place de solutions d'hébergement", a-t-il indiqué. 

La réaction de la Mairie de Paris 

La Mairie de Paris, propriétaire du gymnase, affirme qu'elle cherche des "solutions immédiates" avec la préfecture de région pour les occupants.  

"Le problème risque de s'aggraver avec la fin de la trêve hivernale et la reprise des flux migratoires à l'été. Nous souhaitons mettre en œuvre des solutions pérennes avec l'Etat, dont c'est la responsabilité", souligne Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris en charge de l'accueil des réfugiés et de l'hébergement d'urgence.  

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