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Économie – Social

Paris : un an après, intégration réussie pour le centre d'hébergement Exelmans

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le 4 septembre 2018, un deuxième centre d'hébergement ouvre ses portes, dans le 16ème arrondissement de Paris. Etabli dans l'ex-caserne Exelmans, il accueille 350 personnes : des réfugiés, des demandeurs d'asile et des familles. Un an après l'installation, le bilan est plutôt positif.

 Les Cinq Toits accueillent des hébergements, mais aussi un restaurant d'insertion et des ateliers d'artisanat
Les Cinq Toits accueillent des hébergements, mais aussi un restaurant d'insertion et des ateliers d'artisanat © Radio France - Toky Nirhy-Lanto

Paris, France

Dans la cour de l'ex-caserne de Gendarmerie, des estrades et des tables de pique-nique sont installées. Ce mardi, les réfugiés profitent du soleil. Certains chantent et d'autres discutent, autour des tables ou au pied des bâtiments. A l'intérieur, les campements militaires laissent place aux hébergements, mais aussi à un restaurant. Des salles de classe ont été aménagées. Seuls restes du passé : les salles de sport et le dojo, dont profitent maintenant les nouveaux occupants. La caserne Exelmans a changé : place maintenant aux "Cinq Toits" de l'association Aurore, qui se veut à la fois centre d'hébergement d'urgence, et lieu ouvert à tous.

Insertion et ouverture sur le monde

Pour Socaril, réfugié guinéen arrivé en mars dernier, le centre permet d'oublier en partie les conditions difficiles qu'il a subies. "Il y a plusieurs activités dans le centre : je fais du sport, mais pas tout le temps, il y a du théâtre... On rencontre aussi de nouvelles personnes, et les associations qui sont ici nous aident beaucoup pour nous intégrer". Objectif de l'association Aurore, en charge du site : une insertion rapide des réfugiés et des demandeurs d'asile. Promesse traduite par le choix entre plusieurs activités, pour les personnes accueillies dans le centre. Outre les cours de français et d'alphabétisation "par le chant", indispensables à leur insertion, les arrivants ont le choix de participer, entre autres, à des cours d'informatique, de sport, ou de cuisine.

Le restaurant d'insertion "La table du recho" permet aux réfugiés qui le souhaitent de travailler - Radio France
Le restaurant d'insertion "La table du recho" permet aux réfugiés qui le souhaitent de travailler © Radio France - Toky Nirhy-Lanto

Le centre a aussi mis en place un restaurant d'insertion. Il permet aux réfugiés qui le souhaitent de travailler, en conditions réelles. Le restaurant est, comme le reste du centre, ouvert au public. Les autres arrivants ne sont pas oubliés : une quarantaine de structures d'artisanat et d'entrepreunariat sont aussi présentes. Des fleuristes, des peintres ou encore des sculpteurs sont invités. Ils sont encouragés à transmettre leurs compétences, ou même à employer les réfugiés qui le veulent.

Au centre d'hébergement Exelmans, un an après. Reportage

Après l'installation, des résultats encourageants

Un an après l'ouverture, les premiers résultats commencent à apparaître. Selon le directeur du centre, William Dufourcq, 100 migrants "ont obtenu le statut de réfugiés, ils peuvent travailler". Cette possibilité d'emploi est tout de même limitée à certains domaines, comme le bâtiment ou la restauration. L'intégration est plutôt réussie, tout comme pour les quarante enfants des familles hébergées : ils sont désormais scolarisés dans les écoles de quartier

Les "Cinq Toits" accueillent 100 réfugiés, 150 demandeurs d'asile et une centaine de familles. - Radio France
Les "Cinq Toits" accueillent 100 réfugiés, 150 demandeurs d'asile et une centaine de familles. © Radio France - Toky Nirhy-Lanto

L'année dernière, certains riverains s'opposaient à la reconversion du site. Depuis, William Dufourcq note que quelques-uns de ces habitants, méfiants à l'origine, ont rejoint la centaine de bénévoles du centre. Les mentalités évoluent, à l'image de Stéphane, résident du 16ème depuis quinze ans : "Si le centre peut aider des gens qui sont dans le besoin, c'est parfait. A partir du moment où ces nouveaux arrivants respectent les règles de vie, ça ne me pose pas de problème. Il vaut mieux voir ces gens dans des situations d'hébergement telles que peut proposer cette caserne, plutôt que de les voir errer et être livrés à eux-mêmes".

Une ombre cependant : l'installation n'est que provisoire. En 2020, le bailleur Paris Habitat doit reprendre possession des lieux. Une quarantaine de logements sociaux, des hébergements d'urgence, une pension de famille et une crèche seront installés. Malgré tout, l'association Aurore espère bien voir son bail prolongé d'un an.

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