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Économie – Social

Parkeon, le numéro un mondial des horodateurs va fusionner avec Cale son concurrent suédois

vendredi 24 novembre 2017 à 11:20 Par Dimitri Imbert et Julien Laurent, France Bleu Besançon

Leader mondial du marché des horodateurs, le groupe Parkeon va bientôt fusionner avec Cale, le numéro deux suédois. A Besançon l'opération inquiète côté syndical, la CFDT craint des suppressions d'emplois sur le site bisontin qui emploie 500 personnes.

Pour Parkéon, l'avenir est à l'horodateur digital. Dans plus de 70 villes de France, dont Besançon il est désormais possible de payer avec son téléphone.
Pour Parkéon, l'avenir est à l'horodateur digital. Dans plus de 70 villes de France, dont Besançon il est désormais possible de payer avec son téléphone. © Radio France - Dimitri Imbert

Besançon, France

A Besançon, Parkeon est le premier employeur privé de la ville avec plus de 500 salariés dont une centaine d'intérimaires. Avec son dernier chiffre d'affaires de 220 millions d'euros (contre 165 millions il y a 5 ans) le groupe, numéro un mondial des horodateurs, a décidé de racheter Cale, son concurrent suédois numéro deux mondial sur le marché.

7% de CDI en moins depuis 5 ans sur le site de Besançon - Marc Szabo, délégué syndical CFDT chez Parkeon

Un projet qui inquiète côté syndical. "Le site de Besançon a déjà perdu 7% de CDI depuis 5 ans", rappelle Marc Szabo, délégué syndical CFDT chez Parkeon à Besançon. Et cette tendance ne devrait pas s'arranger avec le rachat d'un concurrent qui fabrique les mêmes produits : "On va se retrouver avec des salariés en doublon, par exemple le bureau d'études. Dans ce genre d'opération, il y a toujours des réductions de coûts, et ça va inévitablement se répercuter sur les salariés. La croissance de l'entreprise ne veut pas dire la croissance du nombre de salariés."

"On va se retrouver avec des salariés en doublon, par exemple le bureau d'études", estime Marc Szabo, délégué syndical CFDT chez Parkeon à Besançon.

L'objectif de cette fusion n'est pas de supprimer des emplois" - Bertrand Barthélémy, PDG de Parkeon

Pas du tout, répond de son côté le PDG de Parkeon, Bertrand Barthélémy, qui met effectivement l'accent sur une croissance à deux chiffres : "L'objectif n'est pas de supprimer des emplois, bien au contraire. Et pour cela nous devons faire des ventes. En 2011 nous vendions 11.000 horodateurs cette année nous allons en vendre plus de 15.000, et avec la fusion nous serons au delà de 20.000. Je démens cette réduction d'effectifs à Besançon, le site ressemble à une ruche et les gens ont un grand sourire".

Parkeon prépare déjà l'avenir avec un horodateur digital. Une sorte de kiosque multi-services sur lequel les automobilistes pourront "payer leur stationnement mais aussi obtenir un coupon de réduction chez un commerçant, recharger son temps de stationnement via son smartphone ou même payer ses amendes."

Une évolution déjà en marche dans plus de 70 villes de France, dont Besançon où il est désormais possible de payer son stationnement avec son téléphone.

Pour le PDG de Parkeon, Bertrand Barthélemy, cette fusion avec Cale va permettre de booster la croissance de l'entreprise.