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Économie - Social

Pas de collecte des déchets dans le Sud-Ouest des Landes : la grève du Sitcom continue

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Par , France Bleu Gascogne

Dans le Sud-Ouest du département, les ordures n'ont pas été ramassées depuis le 26 décembre. Les agents du Sitcom Côte Sud des Landes sont en grève et dénoncent des inégalités entre les employés.

Les agents du Sitcom Côte Sud des Landes ont voté la poursuite de la grève.
Les agents du Sitcom Côte Sud des Landes ont voté la poursuite de la grève. © Radio France - Justine Hagard

Département Landes, France

La grève du Sitcom Côte Sud des Landes se poursuit. Les agents qui gèrent le ramassage des ordures dans le Sud-Ouest du département ne veulent pas lâcher. La direction du syndicat mixte a fait de nouvelles propositions ce vendredi, mais elles ont été jugées inacceptables par les grévistes. Les agents ont donc voté la poursuite de la grève. Les déchets n'ont pas été collectés depuis le 26 décembre et la plupart des déchetteries sont fermées. Ce mouvement social touche 76 communes, soit 175 000 habitants.

Les grévistes dénoncent des inégalités entre les employés, selon Nicolas Darriet, délégué syndical Unsa du Sitcom et représentant du personnel. Certains agents auraient eu des primes plus importantes que d'autres. "Nous considérons que la direction a fait cadeau à ces agents de 100 euros supplémentaires sur leur prime fixe. On ne demande pas le même niveau de rémunération que nos collègues, parce que leur travail est plus technique. Par contre, ce que l'on n'admet pas, c'est qu'ils puissent bénéficier de ces largesses alors que les trois quarts des agents de la collectivité n'en bénéficient pas. Cela a créé des tensions chez mes collègues, et c'est compréhensible. Donc nous, représentants du personnel, on a demandé à ce que tout le monde puisse bénéficier de ce cadeau." L'objectif de cette grève, c'est donc de "remettre tout le monde sur un pied d'égalité", résume Nicolas Darriet.

Ce vendredi, la direction du Sitcom a fait des propositions, qu'elle résume dans un communiqué : "acter le principe d'une revalorisation à la hausse" pour 200 des 300 agents à travers une provision de 100 000 euros, mais aussi commander une "analyse externe et objective du régime indemnitaire au Sitcom". Des propositions qui ont été refusées par les agents. Jugées inacceptables, elles ont justifié le vote de la poursuite de la grève.

"Je vois ces sacs-poubelle par terre, éventrés"

Les déchetteries sont donc restées fermées tout le week-end et la collecte des déchets n'est pas assurée. Conséquence : dans certains quartiers, les conteneurs à ordures débordent. Une situation qui agace plusieurs habitants comme Arlette Bézier-Naturé, une retraitée qui habite depuis trois ans et demi le quartier Mouncaout à Castets avec son mari : "Vendredi, en fin de matinée, je me promène avec mes chiens, comme habituellement. Je passe devant les conteneurs qui sont à l'entrée du lotissement, et je vois tous ces sacs-poubelle par terre, éventrés, et un chien qui se régalait... Je trouve ça inadmissible que nous, les habitants, devions payer les pots cassés. Nous n'y sommes strictement pour rien. Je plains les pauvres gens qui habitent juste à côté des poubelles, avec les odeurs... Ce n'est pas possible de laisser ça comme ça, d'autant qu'on ne sait pas combien de temps cette grève va durer". D'autres habitants du quartier sont plus nuancés, comme Sandra, une mère de famille : "Je trouve qu'ici, on a eu de la chance. On a quand même pu mettre nos déchets dans les conteneurs après Noël".

Pour Arlette Bézier-Naturé, habitante de Castets, cette situation ne peut plus durer. - Radio France
Pour Arlette Bézier-Naturé, habitante de Castets, cette situation ne peut plus durer. © Radio France - Justine Hagard

Ces plaintes, Nicolas Darriet les entend et les comprend. Mais c'est pour lui le seul moyen de se faire entendre. "Les agents du Sitcom n'ont pas pour habitude d'être revendicatifs ou de faire grève. Les déchetteries sont ouvertes tous les jours, toutes les semaines. Les collectes sont faites tous les jours aussi. Notre territoire a toujours été propre et bien mené. Nous-mêmes, on va se retrouver victimes de notre mouvement, parce que à l'issue, il faudra aller ramasser tout ce qui traîne. On sait pertinemment que ça va être des heures de travail pour remettre tout en état. Et ça sera fait, parce qu'on ne veut pas laisser les gens dans la merde. Nous aussi, nous sommes des usagers et des contribuables. Donc bien sûr qu'on se rend compte de la gêne, mais ça continuera tant qu'on n'aura pas eu de discussion."

Selon le directeur du Sitcom, Thomas Vachey, la grève va avoir "un impact financier important" pour le syndicat. En effet, l'usine de valorisation énergétique, qui produit de l'électricité à partir des déchets, n'a pas pu fonctionner ce dimanche, "alors même que les agents de ce service ne sont pas grévistes". Comme il n'y a pas de collectes, le stock de déchets est devenu trop faible pour faire fonctionner l'usine.

Il n'y aura pas de déchetteries ouvertes ni de collectes assurées ce lundi, selon Thomas Vachey. "Certains agents nous ont indiqué qu'ils n'étaient plus grévistes, mais il ne sont pas suffisamment nombreux pour assurer le service", précise-t-il.

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