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Économie – Social

Sans repreneur, la CVC devrait être liquidée début novembre

jeudi 25 octobre 2018 à 14:50 Par Nathalie Broutin et Laurent Watrin, France Bleu Sud Lorraine

"C'est un choc", confie le délégué syndical de la Compagnie Vosgienne de la Chaussure, à Champigneulles, près de Nancy. Les actionnaires du Coq Sportif ont retiré leur offre partielle de reprise. L'entreprise a accepté que les salariés rentrent chez eux, à la demande de la CGT.

Devant le tribunal de commerce de Nancy à la cité judiciaire ce mercredi 24 octobre, aucun repreneur potentiel pour la CVC
Devant le tribunal de commerce de Nancy à la cité judiciaire ce mercredi 24 octobre, aucun repreneur potentiel pour la CVC © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

Les 130 salariés de la CVC, Compagnie Vosgienne de la Chaussure, installée à Champigneulles près de Nancy, sont rentrés chez eux après avoir appris la mauvaise nouvelle. Ce mercredi 24 octobre, le tribunal de commerce de Nancy a constaté que l'entreprise, placée en redressement judiciaire depuis le 31 juillet dernier pendant les congés des personnels, n'avait plus aucun repreneur potentiel. 

L'offre de reprise partielle, présentée par des actionnaires de la marque Le Coq Sportif, n'aura pas pu être complétée. Francisco Rodrigues, délégué CGT de l'entreprise, a confirmé que l'administrateur judiciaire proposerait la liquidation judiciaire de la CVC. Le dossier doit être examiné par le tribunal de commerce de Nancy le 6 novembre. 

Salariés dispensés de travail jusqu'à la liquidation judiciaire annoncée

"Pour éviter trop de tensions", Francisco Rodrigues a demandé à la direction une dispense de travail dès maintenant. Après avoir refusé dans un premier temps, la direction de l'usine a convoqué un Comité d'Établissement extraordinaire, au cours duquel elle a finalement accepté que les salariés rentrent chez eux. 

"Pour la suite, on recevra des courriers", explique Viviane, salariée de la CVC depuis 32 ans. Pour elle, la fermeture de l'entreprise a permis d'éviter "des dégradations ou des vols." De son côté, la CGT promet d'accompagner les personnes, "afin de ne pas les laisser dans la difficulté", précise Francisco Rodrigues, le représentant du syndicat dans l'entreprise

En juillet dernier, lors d'une précédente audience devant la justice commerciale, le représentant français du groupe d'investissement allemand Hanse Industriekapital (HIK) basé à Hambourg, propriétaire de l'entreprise de chaussures depuis un an et demi, avait expliqué que son groupe avait perdu plus de 5 millions d'euros, l'année dernière, et n'avait pas réussi à se positionner sur le marché de la chaussure de luxe, comme il le promettait. 

"On voulait promouvoir le made in France auprès de la clientèle allemande. C'est triste que cela se termine comme ça", se contentait d'expliquer Marc Eberle, président de la filiale HIK Colisée France.

Cet été, la CGT évoquait quatre repreneurs potentiels... Information jamais confirmée par France Bleu. La seule offre de reprise, partielle, était proposée par des actionnaires de la marque française Le Coq Sportif, pour laquelle la CVC travaillait déjà. Mais cette offre avait été jugée insuffisante par le tribunal de commerce (voir ci-dessous). 

La moyenne d'âge dans l'entreprise est de plus de 50 ans. "Des gens qui ont entre 30 et 35 ans d'ancienneté, qui ont fait toute leur carrière à la CVC", selon Francisco Rodrigues. 

Le témoignage de Viviane, salariée depuis 32 ans