Économie – Social

Pas si simple pour les cantines de s’approvisionner en local ou en bio

Par Annaïg Haute et Christophe Dewaele, France Bleu Breizh Izel mardi 24 janvier 2017 à 20:38

Le bio pose des problèmes approvisionnement. Difficile d'avoir des quantités suffisantes.
Le bio pose des problèmes approvisionnement. Difficile d'avoir des quantités suffisantes. © Maxppp - .

A Plogonnec, près de Quimper, la cantine fait le maximum pour privilégier les produits locaux et de saison. Elle aimerait développer le bio mais explique qu’elle rencontre des difficultés pour le faire.

Dans les cantines des écoles de Plogonnec, 230 repas sont mitonnés chaque jour. Au menu, du porc de St-Evarzec, des pommes bio de Briec, du lait et des yaourts bio de 2 fermes de St-Yvi.

20% de produits bio à la cantine de Plogonnec : "On ne nous garantit pas forcément les produits nécessaires"

Des menus composés à 80% de produits locaux, des produits de saison, des produits frais... mais à peine 20% de bio ! Tout simplement parce que ce n'est pas si facile de s'approvisionner bio et local selon Olivier Starosta, responsable de la restauration scolaire de Plogonnec « On essaie au maximum, mais du côté de l’approvisionnement, on ne nous garantit pas forcément les quantités nécessaires. C’est difficile aussi d’avoir des légumes bio toutes l’année. Il y a les contraintes de la météo, le gel par exemple, on a un petit producteur de Plogonnec qui a eu beaucoup de perte.»

Les enfants veulent manger des produits "faits par des gens qui ne sont pas dans des usines, mais qui travaillent dans des champs !"

Les enfants semblent apprécier la démarche, Zoé par exemple explique qu’elle aime : «les produits qui viennent d’assez près, faits par personnes qui habitent dans les zones rurales». Erell ajoute : «et faits par des gens qui sont pas dans des usines, mais qui travaillent dans des champs ! »

Un concours pour sensibiliser les enfants

Les enfants participent même au concours « Une toque à la cantoche » avec le responsable de la restauration scolaire. L’objectif est de transmettre aux enfants la culture de la bonne alimentation, désormais au programme de l'Education nationale. Laurence Alain est la maîtresse de la classe CM1- CM2 et elle estime qu'il y a un vrai enjeu pédagogique : « Ça regroupe tout un tas de disciplines, les sciences pour le développement durable, l’épreuve d'écrit quand on écrit des textes, on dessine des affiches etc… Ça fait partie de l’éducation à la santé : avoir plaisir en respectant des règles assez simples »

Les repas, en tous cas, ne sont pas plus chers que si le chef de la restauration scolaire s'approvisionnait avec les circuits habituels de la restauration collective, les grossistes, mais ce qui est possible dans une petite commune, l'est moins dans les grosses villes qui doivent respecter les procédures de marchés publics.