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Pas toujours facile de trouver des masques en grandes surfaces à la veille du déconfinement

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Par , France Bleu Orléans

A la veille du début du déconfinement, certains peinent à trouver des masques en vue de la reprise. Même dans les grandes surfaces, l'approvisionnement n'a pas été évident, témoignage du patron du Leclerc de Fleury-les-Aubrais qui s'est heurté à pas mal de difficultés.

Masques chirurgicaux. (Illustration)
Masques chirurgicaux. (Illustration) © Radio France - Valentin Belleville

Il y a toujours eu de la demande depuis le début du confinement, reconnait le dirigeant d'entreprise, malheureusement il n'y avait pas de masques, "Pendant 3 semaines mes salariés, y compris les caissières, n'avaient aucune protection face aux clients.". Avec la gouaille qui le caractérise, Jean-Pierre Gontier, patron du magasin Leclerc de Fleury-les-Aubrais, reconnait qu'en 40 ans, il n'avait jamais connu une situation pareille. Et pourtant il s'est activé pour tenter de trouver des masques, d'abord pour ses employés et notamment pour ceux et celles qui sont en première ligne au contact direct de la clientèle, mais les obstacles se sont multipliés.

Concurrence américaine et barrières douanières

Cela fait plusieurs semaines, depuis le début du confinement particulièrement que les bureaux d'achat et les structures de son entreprise s'activent pour tenter de trouver des masques. Des commandes ont donc été passées en quantité importante à travers le monde entier, mais pas que pour son enseigne, toutes ont fait de même, pour anticiper les besoins de masques qui ont été grandissants. Souvent même, il a fallu payer d'avance, avec les risques que cela comporte, du coup les masques arrivent aujourd'hui mais "progressivement" précise Jean-Pierre Gontier.

Car dans cette course aux masques, il y a eu des coups un peu bas comme des surenchères venues des Etats-Unis et, du coup, certaines cargaisons qui étaient empochées pratiquement sur le tarmac des aéroports au plus offrant. Mais des obstacles il y en a eu d'autres : Jean-Pierre Gontier explique les difficultés douanières à Roissy, qui ont bloquées certaines commandes pendant plus de 15 jours pour des contrôles de certification, voire des avions déviés sur la Belgique et qu'il faut ensuite ramener en France.

Jean-Pierre Gontier, patron du Leclerc de Fleury les Aubrais a du faire face à plusieurs obstacles pour se procurer des masques qui arrivent "progressivement"
Jean-Pierre Gontier, patron du Leclerc de Fleury les Aubrais a du faire face à plusieurs obstacles pour se procurer des masques qui arrivent "progressivement" © Radio France - Stéphane Barbereau

Encore une huitaine de jours difficile

Il y a donc des masques qui arrivent depuis "3 ou 4 jours" petit à petit, ce qui oblige le patron de l'hypermarché à "limiter la vente à 5 masques par semaine, sur présentation de la carte de fidélité du magasin ou d'une carte d'identité". 

Pourquoi? "D'abord pour qu'il y en ait pour tout le monde, mais aussi pour éviter des trafics (de revente) qu'il pourrait y avoir derrière". 

A quel prix? "0.50 euros par masque, il n'y aucune marge, ce n'est pas un produit commercial, c'est aider nos clients dans cette période difficile, d'ailleurs on ne fait aucune publicité là-dessus". 

Le patron du Leclerc de Fleury se dit d'ailleurs agréablement surpris car, face à la forte demande, il craignait des bousculades, des tensions, du mécontentement et rien du tout au final.

Pour autant et avec les besoins qui vont aller grandissant avec le déconfinement et l'habitude que prennent les gens à porter des masques, il y aura encore "une huitaine de jours difficile" selon Jean-Pierre Gontier. Il y a eu, certes, des efforts de collectivités, la confection de masques en tissus lavables et réutilisables, mais il y a encore pas mal de besoins et une incertitude sur le temps qu'il faudra porter ces masques. Et avec ces commandes qui sont en train d'arriver dans les grandes surfaces, petit à petit, les stocks vont augmenter et la situation va se réguler estime le chef d'entreprise.

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