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Économie – Social

Patrice Clos, ce Toulousain qui brigue la tête du syndicat FO

mercredi 31 octobre 2018 à 8:57 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le Toulousain Patrice Clos est le premier candidat déclaré pour prendre la tête de Force Ouvrière, le 3e syndicat français dans la tourmente après la démission de Pascal Pavageau.

Patrice Clos à la tête aujourd'hui de la branche transport de FO
Patrice Clos à la tête aujourd'hui de la branche transport de FO © Maxppp - @Jean-Pierre Brunet

Toulouse, France

Patrice Clos est l'actuel secrétaire général de la branche transport de Force Ouvrière. Ce Toulousain, militant chez FO depuis 1987, vient du privé. Il a longtemps travaillé pour le transporteur Gefko dans la région toulousaine, avant de prendre des responsabilités syndicales en Haute-Garonne, puis au niveau national. Aujourd'hui rien ne l'arrête. Il veut prendre la succession de Pascal Pavageau, à la tête du 3e syndicat français. 

Je sais que cela sera très difficile. On est là pour ça. Il faut que FO continue à vivre, à défendre ses idées et il faut quelqu'un pour mener tout ça.

La tâche sera ardue étant donné le contexte. Pascal Pavageau, qui avait été élu à la tête de Force Ouvrière en avril, a été poussé à la démission le 17 octobre dernier, après le scandale du fichier controversé sur les dirigeants de la centrale (un fichier dévoilé par le Canard Enchaîné dans lequel une centaine de dirigeants de FO sont affublés de qualificatifs injurieux). 

Rester sur la ligne

Patrice Clos prend ses distances par rapport à cette affaire de fichiers, mais il compte "rester sur la ligne" suivie par Pascal Pavageau, une ligne adoptée à une très large majorité lors du congrès au printemps dernier. Le Toulousain explique qu'il est pour le dialogue, mais n'exclut pas "au bout du bout, que la grève et la manifestation fassent partie des sujets à aborder si jamais on n'y arrive pas". Il fait partie de ceux qui reprochent à l'ancien secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, d'avoir refusé de manifester avec les autres syndicats contre les ordonnances pour réformer le code du travail fin 2017. "On en voit aujourd'hui les conséquences, c'est une vrai catastrophe pour les salariés de ce pays et pour les organisations syndicales pour la représentativité des salariés" dit-il.

Patrice Clos sait qu'il ne devrait pas rester longtemps le seul candidat à la tête de FO. Il ne fait pas l'unanimité et d'autres noms devraient émerger d'ici la date butoir du 6 novembre, pour une élection prévue les 20 et 21 novembre prochain. "Je ne pars pas perdant, j'ai un socle de base assez important" précise-t-il, lui qui est à la tête de la fédération FO transports.

Échéances importantes

Il sait que des échéances de taille attendent son syndicat : la reforme des retraites, de la fonction publique notamment. "Il faut continuer à négocier" dit-il. Les élections professionnelles dans la fonction publique seront aussi un test important au mois de décembre, car FO est très représenté chez les fonctionnaires.  

Qu'on soit du public ou du privé, on défend la même cause, la cause des salariés. 

Patrice Clos estime que le fait de venir du privé n'est pas un handicap pour prendre la tête de Force Ouvrière. Réponse les 20 et 21 novembre prochain. Le plus important, dit-il, "c'est que FO continue à vivre".

Réécoutez l'interview de Patrice Clos sur France Bleu Occitanie