Économie – Social

Pau : près de 200 infirmiers et aides-soignants mobilisés

Par Emma Sarango, France Bleu Béarn et France Bleu mardi 8 novembre 2016 à 18:53

Les infirmiers hospitaliers et libéraux ont manifesté ensemble
Les infirmiers hospitaliers et libéraux ont manifesté ensemble © Radio France - Emma Sarango

A l'appel de plusieurs syndicats, environ 200 infirmiers et aides-soignants de Pau, Orthez, Oloron et Tarbes notamment se sont rassemblés mardi à Pau pour dénoncer leurs conditions de travail.

C'est un rassemblement inédit depuis 28 ans au niveau national, selon les organisations syndicales. Près de 200 infirmiers et aides-soignants se sont rassemblés lundi devant l'Agence Régionale de Santé à Pau. Du personnel gréviste venu de Pau, Oloron, Orthez et même Tarbes. A l'appel de plusieurs syndicats, ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail : des cadences infernales, des baisses d'effectifs qui nuisent aux malades.

La moitié de ces manifestants viennent du milieu hospitalier. Comme Sandrine qui travaille au CH de Pau-Pyrénées où, selon la CGT, une cinquantaine de postes d'infirmiers et d'aide-soignants ont été supprimés cette année alors que l'activité a augmenté de 4%. "Parfois on se retrouve seul, au service chirurgie, pendant 15 ou 20 minutes" raconte cette aide-soignante.

"Il m'arrive de me demander si je n'ai pas manqué les signes d'une attaque chez un patient" s'alarme Sandrine, aide-soignante à Pau

Ce qui est surtout rare c'est que les personnels hospitaliers et libéraux avaient choisi la même date. Mais les doléances des infirmiers à leur compte portent surtout sur les salaires. "La nomenclature n'a pas été révisée depuis plusieurs années" explique Laure, infirmière libérale. "Le premier soin est payant, le deuxième facturé à 50%, le troisième gratuit".

"A domicile, on fait une injection, un pansement, une prise de sang mais un acte et demi sur trois ne nous est pas payé" raconte une infirmière libérale.

Une délégation représentant plusieurs hôpitaux béarnais a été reçue mardi par la direction de l'ARS. "Sans retour convaincant", selon la CGT.