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Pays de Bray : une unité mobile de vaccination à la mairie de Bois-Héroult

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Pour simplifier l'accès à la vaccination des personnes âgées de la petite commune rurale de Bois-Héroult (pays de Bray), une unité mobile, avec une équipe de trois soignants et 24 doses de vaccins Pfizer, s'est installée dans sa salle communale ce mardi 23 février.

Jean-François Lechevallier, 66 ans, en train de se faire vacciner par l'unité mobile de vaccination installée dans la salle communale de Bois-Héroult le 23 février 2020.
Jean-François Lechevallier, 66 ans, en train de se faire vacciner par l'unité mobile de vaccination installée dans la salle communale de Bois-Héroult le 23 février 2020. © Radio France - Mathilde Bouquerel

"On sent rien du tout !", commente fièrement Jean-François, 66 ans, tandis que l'aiguille se plante dans son bras. Il est l'un des habitants de la commune de Bois-Héroult (Seine-Maritime) à recevoir le vaccin Pfizer-BioNtech ce mardi 23 février au matin. Pour remédier au problème d'accès d'accès à la vaccination pour les personnes âgées des zones rurales, une unité mobile s'est installée dans la salle communale de la petite commune du pays de Bray. 

Une partie de la salle communale de Bois-Héroult a été transformée en salle de vaccination.
Une partie de la salle communale de Bois-Héroult a été transformée en salle de vaccination. © Radio France - Mathilde Bouquerel

Obtenir un rendez-vous, se déplacer jusqu'au centre de vaccination : un parcours du combattant

Pendant que Jean-François reçoit l'injection, Marie-Claude et Bernard, 77 ans, attendent leur tour avec impatience. Pour eux, la venue de l'unité mobile est une très bonne nouvelle, car ils n'avaient toujours pas réussi à obtenir un rendez-vous. "Oh, ne m'en parlez pas !", soupire Marie-Claude, "Nous attendions, nous attendions ... Impossible d'avoir un créneau, ni par téléphone, ni sur Internet."

Marie-Madeleine et Jacques, 80 et 83 ans, ont pu recevoir le vaccin ce mardi 23 février 2020.
Marie-Madeleine et Jacques, 80 et 83 ans, ont pu recevoir le vaccin ce mardi 23 février 2020. © Radio France - Mathilde Bouquerel

Pour Marie-Madeleine et Jacques, 80 et 83 ans, c'était plutôt se rendre au centre de vaccination qui s'annonçait compliqué. "En ce moment à cause de mon état de santé, je ne peux pas conduire", explique Jacques, "Là, comme c'était tout près, c'est un ami de la commune qui nous a emmené. De toute façon il devait se faire vacciner lui aussi." Et pour preuve : cet ami, c'est Jean-François. 

Après la vaccination, les Héroldiens doivent rester un quart d'heure dans la salle communale. Ils ont droit à un café et une collation.
Après la vaccination, les Héroldiens doivent rester un quart d'heure dans la salle communale. Ils ont droit à un café et une collation. © Radio France - Mathilde Bouquerel

Un travail commun pour mettre l'unité mobile sur pied

Cette initiative, elle vient en fait du maire de Bois-Héroult Edouard de Lamaze, et de la députée de Seine-Maritime Annie Vidal. "Il y a trois semaines, Madame Vidal était en visite à Bois-Héroult et se tenait dans cette même salle", raconte Edouard de Lamaze, "Je lui ai expliqué à quel point il était difficile pour les Héroldiens se trouver un rendez-vous de vaccination car nous sommes ici dans une zone blanche. Elle m'a dit que nous allions trouver une solution, la voilà !"

Les seringues destinées à injecter les doses de vaccin Pfizer apportées à Bois-Héroult.
Les seringues destinées à injecter les doses de vaccin Pfizer apportées à Bois-Héroult. © Radio France - Mathilde Bouquerel

Restait un défi technique pour les soignants de l'unité mobile, une médecin et deux infirmiers venus de Gournay en Bray : transporter les doses de vaccin Pfizer, qui doivent être conservées à basse température. Pour cela, l'équipe a donc fait l'acquisition d'une glacière mobile, financée par l'Agence Régionale de Santé (ARS). 

"C'est exactement comme une glacière de pique-nique puisqu'elle peut se brancher sur secteur ou sur allume-cigare, donc la température est maintenue en continue", détaille Estelle Costar, infirmière, "Les vaccins arrivent chez nous, ils sont décongelés et doivent ensuite être conservés entre 2 et 8 degrés. On surveille toutes les heures grâce à une sonde si la température est toujours bonne dans la glacière."

La glacière utilisée pour maintenir les doses de vaccin Pfizer entre 2 et 8 degrés.
La glacière utilisée pour maintenir les doses de vaccin Pfizer entre 2 et 8 degrés. © Radio France - Mathilde Bouquerel

24 des 101 habitants que compte Bois-Héroult ont été vaccinés ce mardi 23 février. 20 habitants de plus de 75 ans, et 4 porteurs de co-morbidités. Il n'y a pas d'autres dates de vaccination prévue pour l'unité mobile pour le moment. 

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