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Pêche post-brexit : les pêcheurs manchois en opération pacifique autour de Jersey

Plus d'une cinquantaine de bateaux de pêche manchois et bretons se sont réunis ce jeudi 6 mai devant Saint-Hélier, la capitale de l'île anglo-normande de Jersey. Une action pacifique pour protester contre les conditions de pêche imposées aux marins français après le Brexit.

Une cinquantaine de bateaux sont partis de la Manche mais aussi de Bretagne vers l'île anglo-normande de Jersey
Une cinquantaine de bateaux sont partis de la Manche mais aussi de Bretagne vers l'île anglo-normande de Jersey - Bertrand Sorre

Entre Jersey et la Manche, le ton monte encore d'un cran autour du dossier de la pêche post-Brexit. Les pêcheurs manchois et bretons en opération pacifique autour de l'île anglo-normande ce jeudi 6 mai 2021. Une cinquantaine de bateaux sont sur place explique Hugo Musard parti de Carteret ce jeudi matin et ils sont actuellement "dans le calme, devant le port de Saint-Hélier".

Il s'agit de "se montrer" dit à l'AFP le président du comité des pêches de Normandie, Dimitri Rogoff. "Il n'est pas question de passer à l'assaut . Le but du jeu c'est de se montrer, de faire voir que les pêcheurs sont déterminés, d'appuyer ce qui a été réclamé et puis les propos de la ministre aussi, des propos assez virulents quand même", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ils veulent bloquer le port pour protester contre les conditions de pêche imposées aux marins français après le Brexit. Des bateaux sont partis de la Manche mais aussi d'ailleurs en Normandie et de Bretagne, et devaient rentrer en France en début d'après-midi.  

Le gouvernement local plaide la bonne foi

Du côté du gouvernement de l'île anglo-normande, on assure ne pas comprendre la colère française. Et sur France Bleu Cotentin, le très francophone Gregory Guida, ministre adjoint en charge de l'environnement remet "les points sur les i". Il rappelle que l'accord régissant la pêche suite au Brexit stipule que l'effort de pêche doit rester identique à celui constaté avant la rupture avec l'Union européenne. "Et c'est ce que nous avons fait en attribuant les licences" assure le ministre. "Nous nous sommes basés sur les documents transmis par l'administration française pour déterminer les droits de pêche pour chaque bateau..." et d'ajouter au passage, "ces documents étaient de très mauvaise qualité mais nous avons respecté les termes de l'accord".

Cependant, Gregory Guida veut être très clair : "si les pêcheurs ont d'autres éléments à nous transmettre, nous sommes prêts à revoir leur licence." Pour les autorités de Jersey, s'il y a un responsable dans cette crise, c'est l'administration française et européenne. 

Menaces françaises

Dans ce contexte les menaces de représailles sous la forme d'interruption de l'alimentation en électricité sont malvenues. Mardi, la ministre française de la Mer, Annick Girardin, a affirmé que la France était prête à recourir à des "mesures de rétorsion" si les autorités britanniques continuaient à restreindre l'accès des pêcheurs français aux eaux de Jersey. Devant l'Assemblée nationale, elle a fait allusion à des répercussions éventuelles sur le "transport d'électricité par câble sous-marin" qui alimente l'île depuis la France.

Selon Paris, le Royaume-Uni a publié vendredi une liste de 41 navires français, sur 344 demandes, autorisés à pêcher dans les eaux de Jersey, mais cette liste s'accompagne de nouvelles exigences "qui n'ont pas été concertées, discutées ni notifiées avant" dans le cadre de l'accord sur le Brexit trouvé entre Londres et Bruxelles, en vigueur depuis le 1er janvier dernier.

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