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Pèlerinage à La Mecque annulé : un gros coup dur pour les agences de voyages stéphanoises

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La crise du coronavirus pourrait provoquer la fermeture des agences de voyages stéphanoises spécialisées dans l'organisation du pèlerinage de La Mecque.

" Si la situation ne s'améliore pas, nous risquons la fermeture", déplore Salhi Ahmed.
" Si la situation ne s'améliore pas, nous risquons la fermeture", déplore Salhi Ahmed. © Radio France - Virginie Vandeville

Après des semaines d'hésitation, l'Arabie Saoudite a finalement décidé de ne pas autoriser l'accès au pèlerinage de La Mecque, cet été, aux voyageurs étrangers. Un coup dur financier pour les agences de voyages spécialisées et installées à Saint-Etienne.

"Avec cette décision, j'ai perdu 60 % de mon chiffre d'affaire soit 60 000 euros ", déplore Salhi Ahmed, le gérant de Marhaba voyages, situé dans le centre-ville de Saint-Etienne. Pour Carnot Voyage, c'est 80% du chiffre d'affaire qui s'envole. "On transporte 1 500 pèlerins annuel pour un coût de 6000 euros par voyageur", détaille le manager de Carnot Voyages, Zakaria Hasid.  

Une possible fermeture avant la fin de l'année

L'annulation du pèlerinage ajoute une énième difficulté au monde du tourisme déjà bien touché par la crise du Covid-19. L'agence Carnot n'a toujours pas rouvert après plus de quatre mois de crise. Ces cinq salariés ont été placés au chômage partiel.  Salhi Ahmed, lui a rouvert il y a 15 jours. Mais l'activité ne repart pas pour autant avec la fermeture de nombreuses frontières. "On est prêt a redémarrer mais cela dépend des compagnies aériennes, des hôteliers", précise le gérant de Marhaba Voyages à la tête de l'établissement depuis plus de 20 ans. 

L'Etat leur permet de sortir la tête de l'eau pour le moment. "J'ai reçu des crédits d'impôts à hauteur de 30 000 euros. Mais cette somme, je dois la rembourser tôt ou tard ", précise Salhi Ahmed. "Je crains de devoir mettre la clef sous la porte si la situation ne s'améliore pas avant septembre". 

Mais les deux gérants tentent de rester positif. "La saison 2020 va être compliquée mais si j'arrive à avoir autant de monde que d'habitude l'année prochaine, j'espère bien m'en sortir", explique Zakaria Hasid, de Carnot Voyages.  De son côté, Salhi Ahmed a programmé des petits pèlerinage, la Omra en septembre et en décembre. Encore faut-il que les futurs voyageurs ne soient pas frileux vis-a-vis du coronavirus.

"L'annulation du pèlerinage est une sage décision."

Si l'annulation du pèlerinage est financièrement un coup dur, les deux professionnels assurent qu'il s'agit "d'une honnête et sage décision" de la part de l'Arabie Saoudite. "Des milliers de gens se réunissent là-bas chaque année. Il sont serrés sous une chaleur étouffante. Le pèlerinage est économiquement très intéressant pour le pays. Alors privilégier la santé des pèlerins est une bonne chose", précise Zakaria Hasid. "Cela nous enlève une sacrée responsabilité à nous professionnels du tourisme. J'ai des clients qui veulent y aller. Là je peux leur dire que cela n'est pas possible", ajoute Salhi Ahmed

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