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Économie - Social

Pénibilité au travail : "je suis cassé et je n'ai que 43 ans" témoigne un Dijonnais

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Par , , France Bleu Bourgogne

Travail répétitif, contraintes horaires. Ce mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud doit recevoir les partenaires sociaux pour discuter de l’emploi des seniors et de la prise en compte de la pénibilité au travail

pénibilité au travail - illustration
pénibilité au travail - illustration © Maxppp - Jean-François FREY

Définition de la pénibilité au travail

Selon le Code du travail, la pénibilité au travail se caractérise par une exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels pouvant «laisser des traces durables et irréversibles sur la santé».  Elle peut être liée aux rythmes de travail, à un environnement physique agressif ou bien à des contraintes physiques importantes, en sachant que pour être prise en compte, la pénibilité doit avoir une intensité et une durée minimales. 

Des eboueurs en train de ramasser les poubelles - Maxppp
Des eboueurs en train de ramasser les poubelles © Maxppp - Vincent Isore

Beaucoup de métiers concernés

Benjamin est chef cuisinier dans un restaurant du centre-ville de Dijon. Il a 27 ans dont déjà sept passés derrière ses fourneaux. Ce qui est pénible dans son métier ce sont les horaires. "On commence à 9 h 30 / 10 h le matin pour finir à 15 h 30 et reprendre à 17 h 30 / 18 h, jusquà 23 h / minuit !" explique Benjamin.

Dans son établissement, on peut servir jusqu'à 250 couverts le samedi soir. Un métier stressant. D'ailleurs dans sa brigade, il n'y a que des jeunes cuisiniers. Aucun ne dépasse les trente ans. "C'est un métier qui charbonne pas mal. les personnes un peu plus agées préfèrent les petits restaurants. C'est moins compliqué physiquement !" reconnait le jeune chef.    

Cuisinier - illustration - Maxppp
Cuisinier - illustration © Maxppp - Vincent Isore

Thierry, 43 ans, a lui, beaucoup travaillé de nuit et ça lui arrive encore de temps en temps dans son entreprise de gardiennage. "C'est vrai que bosser de nuit, mon dieu que ça fait mal! C'est épuisant moralement et physiquement. Il m'arrive même de m'endormir à table. Je suis cassé. J'ai 43 ans !" constate-t'il .

Gardiennage - illustration - Maxppp
Gardiennage - illustration © Maxppp - Jean Francois Frey

Pour Benjamin et Thierry on ne peut pas mégoter avec la pénibilité. On doit partir à 60 ans maximum disent-ils

"Peu importe ce que pensent monsieur Macron et monsieur Philippe, il faut qu'ils comprennent qu'il y a des gens qui travaillent très dur et qu'ils ont besoin de souffler. Si eux ne comprennent pas alors personne ne comprendra !" estime Benjamin. 

Les syndicats veulent le rétablissement des quatre critères – sur les dix – supprimés du compte pénibilité en 2017 (port de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et agents chimiques dangereux).

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