Économie – Social

Périgueux : mouvement de grève des agents des Finances publiques ce jeudi

Par Nacime Rahoui, France Bleu Périgord jeudi 20 mars 2014 à 12:19

Une quinzaine de grévistes devant l'Hôtel des impôts à Périgueux
Une quinzaine de grévistes devant l'Hôtel des impôts à Périgueux © Radio France - Nacime RAHOUI

Depuis ce matin, quinze agents tiennent un piquet de grève devant l'Hôtel des impôts de la Cité administrative, à Périgueux. Ils protestent contre la dégradation du service public et en profitent pour réaliser un sondage auprès des usagers.

Sous des bannières CGT et Solidaires, quinze agents des Finances publiques de Dordogne tiennent un piquet de grève depuis ce matin. Devant les grilles de l'Hôtel des impôts de Périgueux, ils ont installé des tables, accroché les drapeaux des syndicats et préparé des pancartes. Des agents qui sont inquiets pour l'avenir de leur service. D'ici quatre ans, il est prévu de diminuer les jours d'ouverture et d'accueil du public (on passerait de cinq jours par semaine à deux seulement !). Et les permanences en milieu rural seraient purement et simplement supprimées.

Adieu les guichets de Thenon, Carlux, Eymet et bien d'autres encore à travers le département... Ces décisions sont "déjà actées" selon un syndicaliste CGT présent sur place, et qui va clairement dans le sens d'une dégradation du service public.

Sondage auprès des usagers

Les usagers étaient invités à répondre à un sondage sur la qualité du service public - Radio France
Les usagers étaient invités à répondre à un sondage sur la qualité du service public © Radio France - Nacime RAHOUI
Les grévistes en ont profité pour interpeller les usagers. Et de manière plutôt originale. Pour ceux qui ont quelques minutes devant eux, il leur est proposé de répondre à un sondage sur la qualité du service public. Avec des questions où on ne peut pas répondre "non" ("Etes-vous d'accord pour une diminution des horaires d'ouverture au public...? "). Et des questions provoc' ("Avez-vous le sentiment d'être un assisté lorsque vous demandez conseil à un agent? ").

Le risque à l'avenir, d'après les grévistes, est une déshumanisation de la relation agent-usager. "Pour toutes vos démarches ou réponses à vos questions, il faudra passer par internet ou les applications sur smartphone " craignent les syndicalistes.