Économie – Social

Grève à la SNCF et manifestation contre la loi travail : ce qui nous attend en Touraine

Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine mercredi 30 mars 2016 à 16:54

Plus d'un millier de jeunes ont manifesté dans les rues de Tours
Plus d'un millier de jeunes ont manifesté dans les rues de Tours © Radio France - Jérôme Collin

Ils étaient 4000, le 9 mars dans les rues de Tours contre le projet de loi El Khomri. Combien seront-ils pour cette nouvelle journée d'action qui va se dérouler sur fond de division syndicale ? Des perturbations sont à nouveau à prévoir dans les transports mais aussi dans certains services publics.

Attention perturbations annoncées pour cette 4e journée de mobilisation intersyndicale. Pour la 4e fois en un mois, la CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent à manifester contre le projet de loi El Khomri pour réclamer une nouvelle fois le retrait du texte. Ils seront accompagnés par les syndicats étudiants et lycéen, UNEF, UNL et FIDL.

Des perturbations dans les transports

  • Si vous devez prendre le train : 3 TGV sur 4 roulent au départ et à l'arrivée de Montparnasse  à destination de la Touraine ou du Sud-Ouest, sur les intercités, un peu moins de la moitié du trafic sera assuré et sur la Région, 60% des TER circulent quelque fois remplacés par des bus. 
  • Sur l'agglomération de Tours, le tramway circule normalement mais sera perturbé car le parcours des manifestations risque d'interrompre le service (entre les places de la Liberté et Anatole-France). Sur le réseau bus, 96% du trafic sera  assuré et les bus scolaires ne sont pas concernés par le mouvement social.

Des crèches fermées à Tours

Dans les établissements scolaires et péri-scolaires : même si certains enseignants ou personnels sont grévistes, les élèves seront accueillis, mais attention pour les parents concernés, 6 crèches et 3 structures multi-accueil sont fermées à Tours (Les Fontaines, Tonnelé, Grécourt, Heurteloup, Giraudeau, et Paul-Louis Courier).

La mobilisation annoncée  se fera en ordre dispersée, certains syndicats dont la CFDT ne défileront pas, ils préfèrent discuter les modifications encore possible avec le gouvernement et les parlementaires. L'enjeu de ces manifestations sera surtout après un mois de mobilisation de se compter : ils étaient 4000 à Tours lors de la 1ère manifestation le 9 mars, 2000 le 17 mars et seulement 800 dont les  3 quarts d'étudiants et lycéens la semaine dernière.

Si l'appel à la grève est bien suivi, plusieurs entreprises du public et du privé pourraient être concernées par des débrayages ou des arrêts de travail touchées.  Dans le public, la SNCF,  les collectivités territoriales, ERDF, les hôpitaux, les impôts, la centrale nucléaire de Chinon, pourraient rejoindre cette journée d'action.

Les syndicats qui appellent à cette nouvelle journée de manifestation assurent que la mobilisation se poursuivra jusqu'au retrait total du projet de loi.