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Économie – Social

Pétroliers attaqués en mer d'Oman : "Pas d'impact sur les prix des carburants à court terme"

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Par , France Bleu

Les États-Unis accusent l'Iran d'avoir attaqué deux navires en mer d'Oman, lieu stratégique pour le passage du pétrole brut. Alors que les tensions diplomatiques s'accentuent, les cours du pétrole sont en hausse. Mais pour le président de l’UFIP, il n'y a pas de risque de flambée des carburants.

Le navire norvégien Front Altair, victime de trois explosions jeudi en mer d'Oman.
Le navire norvégien Front Altair, victime de trois explosions jeudi en mer d'Oman. © Maxppp - STRINGER

Les vives tensions diplomatiques en mer d’Oman peuvent-elles faire grimper le prix de l’essence à la pompe en France ? Les États-Unis accusent l’Iran d’avoir attaqué, jeudi, deux navires pétroliers dans le golfe d’Oman, près du détroit d’Ormuz. Ces incidents ont provoqué une hausse des cours mondiaux du pétrole brut, car ce passage est stratégique : un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par ce détroit. 

Cette région, c'est 50% des réserves mondiales de pétrole brut" - Francis Duseux, président de l’UFIP

Francis Duseux est le président de l’UFIP, l’Union française des industries pétrolières. Il se veut rassurant et pour lui, il ne faut pas s'inquiéter outre mesure pour le moment : "Effectivement, le prix du brut a réagi à la hausse de 4%", explique-t-il à France Bleu ce vendredi. "Mais il faut quand même se rappeler qu'on est dans une zone de prix du pétrole brut relativement bas, autour de 61-62 dollars le baril. Il y a encore un mois, on était plutôt à 71 dollars le baril. En octobre 2018, on était même montés à 85 dollars le baril", rappelle-t-il. 

Pour lui, c'est le pouvoir de l'Iran qui fera, ou non, basculer les cours : "Je crois que la question de fond, c'est de savoir si l'Iran est capable de bloquer ce détroit, et donc d'avoir un impact majeur sur l'approvisionnement en pétrole du monde. Cette région, c'est 50% des réserves mondiales de pétrole brut, c'est aussi 20% des bateaux de l’approvisionnement", indique-t-il. 

Tant qu'il n'y aura pas une escalade militaire importante, ça ne devrait pas avoir d'impact sur les prix à la pompe en France 

"Pour l'instant, les gens se disent que l'Iran n'est pas capable de bloquer le détroit, donc les prix ne flambent pas. Tant qu'il n'y aura pas une escalade militaire importante, ça ne devrait pas avoir d'impact sur les prix à la pompe en France à court terme. Maintenant, je crois que tout le monde attend de voir quelle va être la réaction du président Donald Trump, et comme vous le savez il peut être assez imprévisible ! Il a des portes-avions et pas mal de militaires dans la région, donc toute la question est là. Mais en fait, le marché n'est pas vraiment inquiet, car les gens pensent que l'Iran n'est pas capable de bloquer tout. C'est tout de même à surveiller, parce que quand on envoie des torpilles sur des pétroliers, c'est quand même un acte militaire, un acte de guerre!" 

Que s'est-il passé en mer d'Oman ? 

Jeudi, deux pétroliers ont été attaqué dans la mer d'Oman, au large de l'Iran. Ce passage maritime stratégique est situé entre les Emirats arabes unis et l'Iran. L'un de ces navires, le Front Altair, appartient à un armateur chypriote d'origine norvégienne. L'autre, le Kokuka Courageous, est japonais. Suite à une première explosion, les 21 marins du Kokuka Courageous ont abandonné le navire après la découverte sur la coque d'une mine ventouse qui n'avait pas explosé, a déclaré le porte-parole de la marine américaine. Le commandement central américain a aussi publié une vidéo montrant un patrouilleur iranien en train d'enlever la mine ventouse de la coque du navire.

Le président américain a affirmé, ce vendredi, que ces attaques étaient "signées" de l'Iran. Téhéran rejette en bloc ces accusations. Les cours mondiaux du pétrole, qui avaient augmenté de 3% jeudi, ont continué à grimper vendredi.

Une situation déjà tendue dans la région 

Ces attaques surviennent alors que la situation est déjà tendue entre Washington et Téhéran dans la région : à plusieurs reprises, l'Iran a menacé de fermer ce détroit si un affrontement militaire devait avoir lieu avec les États-Unis. Il y a un mois, des "actes de sabotage" contre quatre navires, dont trois pétroliers ont déjà eu lieu au large des Emirats arabes unis.

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