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Débrayage à Valentigney : les salariés de Peugeot Japy refusent d'être abandonnés par PSA

Selon les syndicats, 180 des 240 salariés de Peugeot Japy à Valentigney ont débrayé ce mardi midi devant l'usine. Objectif, demander à PSA de revoir ses prévisions de commande à la hausse pour 2021. Il en va de l'avenir du site en redressement judiciaire.

Les syndicats FO et CFDT ont appelé à un débrayage à la mi-journée devant l'usine Peugeot Japy de Valentigney
Les syndicats FO et CFDT ont appelé à un débrayage à la mi-journée devant l'usine Peugeot Japy de Valentigney © Radio France - Nicolas Wilhelm

Appeler à un débrayage dans une usine qui fabrique des boîtes de vitesse, ce n'est évidemment pas banal mais le contexte ne prête plus à sourire chez Peugeot Japy. C'est ce qui ont poussé Force Ouvrière et la CFDT, deux des trois syndicats du site de Valentigney, à appeler à cesser le travail ce mardi à la mi journée. Le débrayage était organisé sur une plage de deux heures à la croisée des tournées.

Une mobilisation presque générale

Résultat, 180 des 240 salariés de l'usine boroillotte ont répondu à l'appel selon les syndicats ce qui veut dire que trois salariés sur quatre se sont mobilisés, signe d'une forte mobilisation. " Les gens se sentent concernés, ils ont peur. Plus on est, mieux c'est. PSA, il n'aime pas qu'on les critique dans la presse. Le but, c'est de les faire réagir. Ca fait quarante ans qu'on travaille pour eux. Nous, ce qu'on veut c'est de la reconnaissance et qu'ils ne nous laissent pas tomber", explique Michel Czuba délégué CFDT.

Envoyer un message à PSA

L'objectif de ce débrayage n'était pas de mettre la pression mais d'envoyer un message à PSA, explique-t-on du côté de Force Ouvrière. Le principal client de Peugeot Japy prévoit en effet de diviser par deux ses commandes de boîtes de vitesse l'an prochain auprès du fournisseur de Valentigney. Les syndicats craignent que l'usine ne soit plus rentable et perde ses emplois. Ils demandent à PSA de revoir sa copie sinon le chiffre d'affaire de Peugeot Japy passeraient de 30 à 17 millions d'euros l'an prochain. " Ce n'est pas acceptable pour nous. Les salariés ont consenti beaucoup d'efforts, on s'est amélioré en terme de qualité, de productivité et aujourd'hui qu'on va nous laisser que la moitié du chiffre d'affaire. Ca veut dire la moitié de salariés. Il est possible qu'à 17 millions euros de chiffre d'affaire, la boîte ne soit pas rentable et que les repreneurs n'aillent pas au bout de la procédure, de la reprise", craint Marc Sivric, délégué FO.

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Chez les salariés non syndiqués, ils étaient peu nombreux à s'exprimer. L'inquiétude et l'amertume se lisaient sur beaucoup de visages

Qu'il nous donne du travail ! - Grégory, employé depuis 12 ans chez Peugeot Japy

" On est vraiment incertain sur le futur. On comprend aussi que les nouveaux racheteurs veulent des garanties sinon avoir que 90 salariés dans l'usine, ce n'est pas viable. Ils aimeraient des réponses de Peugeot. Qu'il nous donne du travail, ce serait légitime. Toutes les grandes entreprises ont été grandement aidées par l'Etat et ce serait bien d'aider aussi les petites, donner en retour après avoir tant reçu. A moins qu'on laisse mourir toutes les entreprises. S'ils veulent encore se regarder en face dans une glace sans avoir de remords et de scrupules, ils pourraient continuer à nous donner encore plus de travail, c'est tout ce qu'on espère", explique Grégory qui travaille depuis douze ans dans l'usine de Valentigney.

Un courrier envoyé à Bruno Lemaire

Le député En marche du Doubs Frédéric Barbier était présent sur place devant l'usine ce mardi pour soutenir les salariés. Il a signé avec son collègue et autre parlementaire du département Denis Sommer un courrier qu'il a adressé ce mardi au ministre de l'économie Bruno Lemaire pour l'alerter sur la situation de Peugeot Japy.

Quatre repreneurs sur les rangs

Ces perspectives risquent de refroidir les quatre repreneurs potentiels. L'entreprise en grande difficulté financière a été placée en redressement judiciaire en juillet dernier. Après consultation des représentants du personnel, le tribunal de commerce de Paris devrait statuer sur les offres de reprise le 22 septembre prochain. Les syndicats pourraient demander un report de l'audience si le donneur d'ordres ne revoit pas d'ici là ses prévisions de commandes à la hausse. PSA doit rencontrer les quatre candidats à la reprise d'ici la fin de la semaine prochaine. Parmi eux, l'actuel directeur général du site prêt à reprendre 160 des 240 salariés. Mais seulement si Peugeot modifie ses prévisions de commande. Croisé à la sortie de l'usine au moment du débrayage, il n'a pas souhaité s'exprimer.

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