Économie – Social

Phalsbourg : fin de conflit chez Depalor

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord mercredi 30 avril 2014 à 18:52

Salle comble pour l'AG des Depalor en présence d'Edouard Martin
Salle comble pour l'AG des Depalor en présence d'Edouard Martin © Radio France

Neuf mois après l'incendie de l'usine de panneaux de particules en bois, un accord a été conclu sur le devenir des 142 salariés. Leur usine ne sera pas reconstruite.

L'usine fermera, la direction du groupe suisse Krono a décidé de tirer un trait sur le site de Phalsbourg après cet incendie accidentel. Et donc 3 options s'offrent aux salariés. Celle que conseille le secrétaire du comité d’entreprise, c'est le congé de reclassement d'un an. Le salaire net est maintenu et un cabinet de reclassement s'occupe de retrouver un emploi à chacun.

 

« Un accord sous la contrainte »

 

Sinon, il y a le contrat de sécurisation professionnelle, le principe est à peu près le même. Ou enfin, le licenciement avec le versement d'une prime. Entre 30 000 et 200 000 euros, cela varie en fonction de l'ancienneté et du poste occupé. Ceci dit, « à part 5 salariés, personne ne peut prétendre toucher plus de 100 000 euros  », prévient Michel Beltran. Le secrétaire du CE qui conclut un long combat dans lequel il a été mis en cause : « ca a vraiment été combat déloyal, ils ont engagé une procédure pénale contre moi, et ils l’ont mise dans la balance pour arracher la signature de l’accord ; si ce n’est pas du chantage ça…  »

 

Depalor SON

 

Malgré tout, l’accord est plus avantageux pour les salariés que le premier texte. Celui-ci prévoyait des indemnités minimales de 7 500 euros contre 30 000 euros aujourd’hui. La prochaine étape maintenant est de penser à l'avenir du site de Depalor. 17 hectares idéalement situés au bord de l'A4 à Phalsbourg.