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DIRECT - Grève du 5 décembre : plus de 180.000 manifestants dans une trentaine de villes
Économie – Social

Quelle mobilisation pour la grève du 5 décembre chez les cadres ?

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Par , , France Bleu Isère

Signe, peut-être, de l'ampleur du mécontentement dans le pays : le syndicat de cadres CFE-CGC appelle ses 5 000 adhérents isérois à la manifestation demain contre la réforme des retraites. Ce qui est plutôt rare. Son vice-président en Isère était notre invité de 7h50 ce mercredi matin

Philippe Bukk, vice-président départemental de la CGE-CGC (confédération française de l'encadrement - confédération générale des cadres).
Philippe Bukk, vice-président départemental de la CGE-CGC (confédération française de l'encadrement - confédération générale des cadres). © Radio France - Adrien Beaujean

Grenoble, France

L'union départementale CFE-CGC (confédération française de l'encadrement - confédération générale des cadres) a appelé à rejoindre le mouvement du 5 décembre pour s'opposer à la réforme des retraites prévue par le gouvernement. 

Pas de culture de la grève et de la manifestation chez les cadres

"Ce qu'on demande à nos adhérents et tous nos sympathisants c'est de manifester un certain mécontentement, et il est laissé aux sections d'entreprises le choix du mode de possibilité de libérer les gens pour cette grève", précise Philippe Bukk, vice-président. La CGE-CGC, qui revendique près de 5000 adhérents en Isère. Seront-ils tous dans la rue demain ? "On pense qu'on ne sera qu'une faible portion [...] parce qu'on ne se fait pas d'illusions :  on n'a pas la culture de la grève et de la manifestation de manière générale mais nous aurons je pense une bonne mobilisation, vue l'état général d'énervement".

"Le dernier moyen d'action quand on a épuisé tous les autres" - Philippe Bukk

Après la réforme du droit du travail, puis celle de l'assurance chômage, les cadres reprochent au gouvernement avec cette réforme des retraites de vouloir "s'emparer d'un sujet qui est plutôt normalement du ressort des partenaires sociaux. Ce gouvernement pense avoir la science infuse et décide d'en haut tout ce qui est bon pour tous les autres".

La crainte d'une mainmise de l'État sur le système

Pour lui, il n'y a pas vraiment eu de négociations sur la question de la retraite. "Quand on négocie dans une entreprise, on sait à peu près où va la partie en face. Là, il y a les grandes lignes qui ont été données, sous couvert d'un système universel qui serait beaucoup plus juste... on pense qu'il y a quand même des arrières-pensées qui justement nous gênent beaucoup", continue Philippe Bukk. "On craint une mainmise du gouvernement sur le système, et que tous les paramètres ensuite soient au bon vouloir de l'État".

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