Économie – Social

Philippe Richert, président du Grand Est : "Les discussions sont en cours pour reprendre l’Intercités Paris-Belfort"

Par Hajera Mohammad et Rebecca Gil, France Bleu Alsace, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Elsass lundi 26 septembre 2016 à 9:08

Gare TGV Belfort-Montbéliard
Gare TGV Belfort-Montbéliard © Maxppp -

L'annonce sera officialisée cette semaine. L'État va céder trois lignes Intercités à la région Grand Est qui les gérera. La ligne Paris-Belfort est concernée. Philippe Richert, le président de la région Grand Est s'engage à la moderniser et à l'améliorer.

Le président Les Républicains de la région Grand-Est, l'a reconnu lui-même sur France Bleu Belfort Montbéliard: "La ligne Paris-Belfort a un déficit annuel de 35 millions d'euros. Elle est très mal gérée. Nous le ferons mieux que l'État" explique Philippe Richert. Des trains anciens, des retards répétés, les reproches des voyageurs contre cette ligne sont nombreux. "C'est bas de gamme" affirme un jeune voyageur dans la gare de Belfort centre. "On a très peu de correspondances" déplore Cathy sans parler de l'hygiène dans certains trains qui laisse à désirer selon elle. "Une fois, j'ai voyagé cinq heures dans un train dans lequel les toilettes ne fonctionnaient pas."

"Un grand pas en avant, mais pas suffisant - Bernard Tournier, président de l'association pour la modernisation de la ligne Paris-Bâle

Pour Bernard Tournier, président de l’association pour la modernisation de la ligne Paris-Bâle, « l’investissement du Grand Est est un grand pas en avant, mais ce n’est pas suffisant. La ligne ne concerne pas que le Grand Est, elle concerne aussi la région Bourgogne Franche-Comté. Entre les deux, certains territoires sont délaissés : c’est le cas de Vesoul, ou encore Lure. Eux aussi ont besoin d’un Intercités de qualité, il ne faudra pas les oublier et supprimer leurs arrêts, comme ce pourrait être le cas avec ce nouveau projet » dit-il prudemment. Bernard Tournier regrette également le manque d’investissement de la région Bourgogne Franche-Comté dans ce dossier. « J’espère que les deux présidents de région se concerteront et parviendront à un schéma cohérent."

Bernard Tournier (association pour la modernisation de la ligne Paris-Bâle) : "Un grand pas en avant mais c'est insuffisant"

Philippe Richert promet de nouveaux investissements. "L' État est prêt à s'engager pour construire entre 15 et 19 trains à hauteur de 170 millions d'euros." Des trains qui seront assemblés par les salariés d'Alstom à Reichshoffen en Alsace. La région Grand Est investira 12,5 millions d'euros pour le fonctionnement de cette ligne et la Bourgogne Franche-Comté devrait mettre 5 millions d'euros sur la table. Et le président l'affirme : le service sera à la hauteur. "On va faire en sorte, qu'il n'y ait plus tous ces retards et on va faire en sorte que cette ligne qui part de Paris et passe par Troyes, remonte à Mulhouse, ce sera un service en plus" affirme l'élu.

Philippe Richert, président Les Républicains du Grand Est : "On va mettre en place un vrai service à la hauteur sur la ligne Paris-Belfort"