Économie – Social

Philips va supprimer 230 emplois et délocaliser son usine du Loir-et-Cher

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Orléans, France Bleu Touraine et France Bleu vendredi 2 septembre 2016 à 7:55

La production va être délocalisée en Pologne et en Espagne
La production va être délocalisée en Pologne et en Espagne © Maxppp - SANDER KONING

Philips va supprimer 230 emplois sur ses deux dernières usines de production d'éclairage de France. Le site de Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher, va fermer. La moitié des postes va être supprimée à Miribel, dans l'Ain.

Ce sont les syndicats qui l'annoncent : la branche éclairage de Philips va supprimer 230 emplois sur ses deux derniers sites de production d'éclairage en France, dont celui de Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher, qui va fermer.

Délocalisation en Pologne et en Espagne

La direction de la branche éclairage du groupe a annoncé le 24 août dernier aux représentants du personnel la fermeture du site de Lamotte-Beuvron, qui compte 89 salariés, ainsi que la réorganisation de l'usine de Miribel dans l'Ain, où 142 postes sur 260 doivent être supprimés. Ces emplois seront délocalisés en Pologne et en Espagne. A Miribel, la production serait arrêtée d'après les syndicats. Il ne resterait que le service innovation et le bureau d'études.

Départs volontaires

"Le projet implique un ajustement de l'organisation industrielle en France de Philips Lighting", indique un porte-parole du groupe à l'AFP. Ce responsable précise que le "n'a aucun impact sur les autres activités, c'est-à-dire tout ce qui est centres d'innovation, tout ce qui concerne l'aspect logistique et le siège social." La direction met en avant la nécessité de "sauvegarder sa compétitivité" et évoque un possible plan de départs volontaires, selon les syndicats.

La restructuration fera l'objet d'un nouveau comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire, vendredi, au siège de l'entreprise à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Le CCE désignera un expert, et un planning de négociations sur les mesures d'accompagnement des salariés doit être fixé. La procédure durera trois mois.