VIDÉOS - À Toulouse, place du Capitole, un millier de petits commerçants crient leur peur de mourir
Ce vendredi après-midi, la CPME 31, le syndicat des petites et moyennes entreprises en Haute-Garonne, a organisé une manifestation à Toulouse, pour dénoncer l'impact du deuxième confinement sur les petits commerçants. Des centaines de professionnels ont crié leur peur de ne pas survivre à la crise.

Sophie est coiffeuse. Elle a toujours respecté les mesures barrières. Elle ne comprend pas pourquoi pas on l'empêche de travailler. Jean-Louis est restaurateur. Il a trois salariés qui dépendent de son activité et ce qu'il rejette avant tout, c'est le "mépris". Lydia, joaillère à Toulouse depuis plus de vingt ans sait déjà qu'elle ne se relèvera pas de cette crise. Toutes et tous, au moins un millier de participants, ont manifesté, ce vendredi après-midi, place du Capitole à Toulouse pour crier leur désespérance. "Nous sommes essentiels, nous sommes le lien social", ont-ils répété en chœur.
Vêtus de noir et masqués
La manifestation a été correctement déclarée en préfecture par la CPME 31, le syndicat des très petites et des petites et moyennes entreprises en Haute-Garonne qui a créé un site internet dédié. Son nom : "2 novembre", comme le jour des défunts dans le calendrier et aussi la date du début du deuxième confinement synonyme de mort professionnelle disent les petits commerçants.
À Toulouse, les manifestants étaient appelés, à venir habillés de noir, masqués, sans sac pour éviter les fouilles. Quelques centaines ont répondu à l'appel et sont tombés à l'annonce de leur profession pour symboliser les difficultés économiques importantes qu'ils rencontrent depuis le début de la crise sanitaire.

Les commerçants qui s'estiment "en danger de mort" sont des agences d’hôtesses, des agences événementielles, des artistes, des bars, des clubs sportifs, des discothèques, des hôtels, des gérants de lieux de réception, des prestataires techniques, des producteurs de spectacles, des restaurateurs, des gérants de salles de sport, de salles de spectacles, des sociétés de sécurité, des techniciens, des traiteurs...


"Il faut canaliser les haines et permettre aux chefs des petites et moyennes entreprises de s'exprimer. Il faut arrêter le fantasme sur les aides de l'Etat. Il y a un trop gros écart entre ces aides et ce dont nos petits patrons ont vraiment besoin sur le terrain. Ils sont au bout du rouleau", expliquait, il y a quelques jours, le patron de la CPME 31 Samuel Cette. Des entrepreneurs qui ont pu compter sur le soutien de l'élue toulousaine Les Républicains Laurence Arribagé.
