Économie – Social

PHOTOS - Fenwal : les salariés reviennent d'Allemagne sans promesse

Par Géraldine Marcon et Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry et France Bleu Creuse lundi 2 mars 2015 à 20:43

Ils étaient une centaine à avoir fait le trajet jusqu'en Allemagne.
Ils étaient une centaine à avoir fait le trajet jusqu'en Allemagne. © Radio France-Gaëlle Fontenit

Partis dimanche à l’aube de la Châtre, une centaine de salariés de Fenwal sont rentré dans le Berry dans la nuit de lundi à mardi. Ils sont allés jusqu’à Bad Homburg, dans la banlieue de Francfort, là où se situe le siège social du groupe Fresenius pour protester contre la suppression de 338 emplois sur le site de l’Indre. Mais la direction ne leur a pas laissé entrevoir de solution.

Au total, ils ont fait 26 heures de route en bus aller-retour pour défendre leurs emplois jusqu'en Allemagne. Partis dimanche à l'aube de la Châtre et de retour dans la nuit de lundi à mardi, une centaine de salariés de Fenwall a fait le périple en car jusqu'à Bad Homburg, dans la banlieue de Francfort, là où se situe le siège social du groupe Fresenius . Fresenius, un géant du matériel médical, qui va supprimer à la Châtre 338 des 461 emplois , le plan de sauvegarde de l’emploi est en cours de négociation jusqu'au 31 mars. Pendant ce déplacement en Allemagne, des salariés restés à la Châtre ont fait grève, ils étaient une trentaine devant le site lundi matin.

Une rencontre mais pas d'avancées

Lundi matin, une délégation de salariés , accompagnés de deux élus locaux, le maire de la Châtre, Nicolas Forrissier et François Daugeron, maire de Sainte-Sévère et conseiller général de l'Indre, a été reçue pendant plus de deux heures par un représentant de la direction. Au départ, la délégation avait demandé à voir l'un des principaux responsable du groupe. Mais cela a été refusé, on leur a proposé à la place de rencontrer un de ses représentants, le docteur Christian Hauer, qui est déjà plusieurs fois venu sur le site de la Chatre. Finalement, les salariés sont ressortis assez déçus de leur rencontre : Fresenius ne semble pas vouloir revenir sur les 338 licenciements. Toutefois, des annonces devraient être faites mi-mars, ont promis les Allemands.