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Économie – Social

PHOTOS - Un collectif réclame un débat public sur le projet de marina pour yachts à Sète

dimanche 21 janvier 2018 à 5:11 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault

Le collectif "Une marina pour qui ? Pour quoi ?" réclame un débat public sur le projet de marina pour yachts sur le quai d'Alger à Sète. Il dénonce un manque de transparence, d'études d'impacts et la victoire d'intérêt financiers au détriment des Sétois.

Une cinquantaine de sétois rassemblés sur le trottoir, face au quai d'Alger, pour discuter du projet de marina pour yachts.
Une cinquantaine de sétois rassemblés sur le trottoir, face au quai d'Alger, pour discuter du projet de marina pour yachts. © Radio France - Marion Bargiacchi

Sète, France

Ils sont une cinquantaine ce samedi 20 janvier, réunis devant les panneaux informatifs et les témoignages des riverains. Des Sétois curieux ou engagés, rassemblés sur le trottoir face au quai d'Alger, le quai d'honneur de la ville. "Normalement, nous aurions du être sur le quai, mais les barrières sont fermées" explique Laura, une membre du collectif "Une Marina, pour qui ? Pour quoi ?", "C'est fermé depuis jeudi, peut-être parce que l'on avait prévu de venir.

Micro à la main, ils sont trois jeunes du collectifs à partager les dernières informations recueillies avec les participants.

"Le problème, c'est que l'on ne sait absolument rien !"

Ils ne réclament pas l'abandon du projet, mais au moins un débat public sur l'avenir du port de Sète "qui n'appartient pas qu'aux investisseurs" précise l'un d'eux. "À ce jour, tout ce que nous savons, c'est que l'investisseur principal, IGY, un groupe américain basé en Floride, va investir 4 millions d'euros pour rénover le quai. La Région va y ajouter 1 million. Après il y aura la rente annuel de 250 mille euros par an les deux premières années puis 500 mille euros par an."

La direction du port annonce la création de 50 emplois sur site pour assurer la maintenance des yachts. Nathan a peur de se retrouver avec un garage à bateaux sur le quai d'honneur. "Clairement, quand on gare un bateau, il y a une personne qui reste dessus pour la sécurité et un petit peu d'entretien. Le reste de l'équipage arrive un à deux jours avant les propriétaires ou ceux qui louent le yachts mais pas plus. Il n'y aura jamais tous les équipages ici." Pourtant la direction du port compte sur un peu plus de 200 personnes pour consommer et vivre à Sète. 

Maibé ne veut pas de yachts amarrés au quai d'Alger de Sète.

La direction du port répond 

"C'est sûrement le terme de marina qui a inquiété les riverains" répond Olivier Carmes, directeur général du port de Sète Sud de France, "ce qu'on a imaginé c'est une douzaine de navires qui pourront se positionner sur la zone. Il n'y aura pas de construction. 

Ce sera plus un pôle d'accueil. On reçoit des navires sur lesquels des prestations de service sont opérés. De la gestion d'équipage et des navires."

Les investissements seront importants : il faudra amener de la puissance électrique bord-à-quai et des corps-morts. Et pour ceux qui dénoncent une "privatisation du port", Olivier Carmes évoque les conventions d'occupations temporaires "sur le port nous en avons près de 140." Le taux d'occupation du quai est aujourd'hui de 10%, "le but c'est de développer ce quai, qui est sous-utilisé, et pour lequel on propose une nouvelle activité qui soit source de développement économique."

Une réunion publique aura lieu le mercredi 31 janvier, à 19 heures à la maison de la mer de Sète, 2 Quai Philippe Régy à Sète.

PHOTOS - Les mots des riverains accrochés sur les grilles devant le quai d'Alger

Le mot de Léon qui a peur de la gentrification à Sète. - Radio France
Le mot de Léon qui a peur de la gentrification à Sète. © Radio France - Marion Bargiacchi
"Nous sommes propriétaires autant que la Région de nos infrastructures..." - Radio France
"Nous sommes propriétaires autant que la Région de nos infrastructures..." © Radio France - Marion Bargiacchi
"Sète aime les poissons mais n'aime pas les requins dans le port". - Radio France
"Sète aime les poissons mais n'aime pas les requins dans le port". © Radio France - Marion Bargiacchi