Économie – Social

Piloter un drone : aussi dangereux qu’une "tondeuse à l’envers"

Par Oanna Favennec, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) lundi 2 mars 2015 à 19:03

Les deux élèves et leur formateur passeront deux semaines à alterner cours théorique et cours pratiques de télé-pilotage.
Les deux élèves et leur formateur passeront deux semaines à alterner cours théorique et cours pratiques de télé-pilotage. © Radio France - Oanna Favennec

Une école de pilotage de drones a ouvert il y a un peu plus d’un an au Mesnil-Esnard, en Seine-Maritime. Des cours pratiques et théoriques indispensables pour pouvoir prendre les manettes d’un appareil.

Piloter un drône, ça ne s’improvise pas. Il faut d’abord avoir son permis de piloter :  

Un brevet théorique de pilote d’ULMDes heures de pratique "Comme on a un code de la route, on a un code de l’air, avec des hauteurs à respecter, par exemple ", explique Ludovic Sans, le créateur et formateur de Format’Drone Elite, au Mesnil-Esnard.

Ensuite, il y a des règlementations spécifiques aux lieux que l’on veut survoler. "On peut survoler Rouen sans problème, avec des autorisations de survol, en tenant compte des distances de sécurité notamment par rapport à l’héliport du CHU . Moi par exemple, j’ai des autorisations préfectorales, il n’y a rien qui m’empêche de survoler la Seine ou la cathédrale. "

Ecole Drones SON

Le but, c’est de garantir la sécurité de tous. Le formateur insiste, gare à aux doigts ! "Un drone quatre hélices c’est une tondeuse à l’envers, c’est une trancheuse. L’idée, c’est se dire qu’un drone de 2 kilos, quand il s’envole tout seul parce qu’on n’est pas capable de le rattraper, peut taper dans une voiture et blesser quelqu’un. On est capable de tuer quelqu’un . "

Cette semaine, en formation, deux apprentis pilotes, tous deux prénommés Florian. L’un a 24 ans, cherche un emploi, et se dit que c’est le bon moment pour commencer dans le métier : "C’est un domaine qui est en pleine extension et qui a clairement de l’avenir. Autant s’y prendre maintenant et se faire sa place ."

Médias, agriculteurs, offices de tourisme...

L’autre Florian a 30 ans. Licencié en juillet dernier, cet Alençonnais se reconvertit et compte ouvrir prochainement sa propre boîte de prise de vue aérienne. Qui lui achètera ses images ? Il compte sur les médias, les agriculteurs, ou encore le tourisme et le BTP pour lui passer des commandes.

La formation dure deux semaine et coûte un peu moins de 3.000 euros . La semaine prochaine, d’autres élèves prendront leur place, au milieu du champ du Mesnil-Esnard : des membres de la marine nationale.

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