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CBD : les dernières annonces du gouvernement stoppent la filière creusoise dans son élan

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Par , , France Bleu Creuse

Le gouvernement est en train de finaliser un décret, censé conformer la France aux directives européennes sur le commerce du cannabidiol, ou CBD. Une prise de position qui ne fait pas les affaires de la filière creusoise de CBD, molécule non-psychotrophe du cannabis.

Des infusions au CBD dans une boutique spécialisée
Des infusions au CBD dans une boutique spécialisée © Radio France - Olivier Castel

La France va se conformer aux directives européennes sur le CBD. Pas considéré comme un produit stupéfiant par les instances européennes, le CBD ne doit pas être interdit en France, c'est un arrêté de la Cour de justice de l'Union Européenne qui le décrétait en novembre 2020. Réaction de la France : l'exécutif prépare un arrêté, qui prévoit d'autoriser la vente de produits dérivés du CBD (huiles, cosmétiques.), mais pas celle des fleurs et des feuilles du CBD, les formes du CBD souvent consommées dans des joints. En Creuse, la filière du CBD, vendeurs comme producteurs, voit cette annonce d'un très mauvais oeil.

Fanny gère la boutique O'CBD à Guéret. Le magasin a ouvert il y a un an et demi. Depuis la dernière annonce de l'exécutif, elle n'est pas sereine. "Est-ce qu'on va pouvoir garder la boutique ouverte? Est-ce que mon patron va pouvoir payer les loyers et les salariés? En ne vendant plus ça, je ne sais pas." Dans sa boutique, on trouve de tout : des fleurs et des feuilles de cannabis, mais aussi pas mal de produits dérivés, des huiles, des cosmétiques, des crèmes. Des produits qui s'adressent à des publics et à des usages différents, mais au bout du compte c'est la vente de fleurs et de feuilles qui alimente son fond de commerce. Devoir s'en priver, ça serait une catastrophe pour O'CBD.

Une filière stoppée dans son élan

Les professionnels de la filière ne comprennent pas cette décision, qui constitue selon eux un frein énorme au développement économique d'un marché légal du CBD. "J'ai un nombre incalculable de personnes qui viennent dans ma boutique," constate Fanny. "On sera pas du tout compétitifs en interdisant les fleurs," renchérit Jouany Chatou. Agriculteur à Gentioux-Pigerolles, il cultive du chanvre et transforme du CBD sur son exploitation. Il comptait étendre son activité, avec un projet de près de 30 hectares, un investissement d'un million d'euros, et quatre à cinq embauches. Le dernier rebondissement juridique autour de la filière le laisse perplexe. 

Ce qui l'inquiète, c'est qu'en interdisant la vente de feuilles et de fleurs, le gouvernement interdirait aussi leur production, et l'émergence du filière bio, au profit, Jouany Chatou le craint "des lobbies pharmaceutiques."

Membre du Syndicat des Professionnels du Chanvre, Jouany Chatou assure que l'organisation saisira le Conseil d'Etat dès que le décret sera finalisé par le gouvernement.

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