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Économie – Social

Pithiviers : des urgences à bout de souffle

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Par , France Bleu Orléans

Depuis vendredi, les urgences de Pithiviers ont rejoint le mouvement de grève nationale. Le personnel soignant se dit à bout, notamment à cause du manque de moyens humains.

Depuis vendredi, tout le personnel des urgences de l’hôpital de Pithiviers est en grève
Depuis vendredi, tout le personnel des urgences de l’hôpital de Pithiviers est en grève © Radio France - Morgane Moal

Pithiviers, France

"Respectons les patients, respectons les soignants" : le personnel de l'hôpital de Pithiviers pousse un cri d'alarme. Sur les grilles de l'établissement, des banderoles réclament des moyens supplémentaires. Et pour cause, les urgences de l'hôpital sont en sous-effectif selon les syndicats.  Ce mardi, seulement un tiers des soignants serait présent. Les autres, sept personnels au total, sont en arrêt maladie ou en congé maternité. 

Devant le centre hospitalier de Pithiviers, les syndicats affichent leur ras-le-bol - Radio France
Devant le centre hospitalier de Pithiviers, les syndicats affichent leur ras-le-bol © Radio France - Morgane Moal

Pour pallier le manque d'effectifs, ces personnels expliquent donc qu'ils doivent donc faire des concessions. "On revient sur nos congés, on fait des heures supplémentaires. _On a des plannings de dingue_, de jour et de nuit. Donc là, on est à bout", souffle une gréviste qui souhaite rester anonyme. 

Former des intérimaires

La direction recrute des intérimaires pour remplacer les absents. Les infirmiers doivent alors les former, sans en avoir vraiment le temps, affirment-ils : "la nuit dernière, il y avait une infirmière en charge du SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation) et une intérimaire, qui venait pour la première fois aux urgences. Je suis restée une heure de plus pour la former aux logiciels qu'elle ne connaissait pas, et pour permettre à ma collègue de prendre en charge des patients pendant ce temps-là", raconte la soignante en grève. 

La réponse de la direction

_"A Pithiviers, l'activité des urgences est fragile et a besoin de regagner la confiance des habitants, c'est ce à quoi on s'attelle avec le maire, les médecins, les cadres, le personnel. On réunit mensuellement un comité de pilotage pour suivre les choses, pour essayer de se caler sur l'organisation du CHR. On essaie de mettre en place les mêmes protocoles de prise en charge qu'à Orléans",_ explique Olivier Boyer, directeur général du CHR d'Orléans (qui gère l'hôpital de Pithiviers). 

Y-a-t-il un problème de moyens ? "Oui, comme à Orléans, nous avons des problèmes d'effectifs à Pithiviers et on a parfois du mal à recruter des intérimaires, mais il y a tout un travail méthodologique en cours qui montre déjà des signes positifs : par exemple, le nombre de patients qui repart des urgences de Pithiviers sans avoir été vu est en cours de réduction très nette."

Une mobilisation nationale

Depuis trois mois, une grève illimitée gagne de nombreux services des urgences en France. Ils étaient 95 au total, ce mardi, selon le collectif Inter-Urgences. Les personnels réclament plus de moyens humains et financiers.  Face à cette crise, la Ministre de la Santé a promis une "stratégie d'ensemble" pour refonder le système des urgences. C'est le député LREM Thomas Mesnier qui sera en charge de ce dossier. Il devra rendre un rapport à l'automne prochain. Agnès Buzyn en a également profité pour réaffirmer les mesures de sa loi Santé, actuellement votée au Sénat.