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Plan de relance : 4,7 milliards pour le ferroviaire, un bon début pour Railcoop mais il faut aller plus loin

4,7 milliards d'euros du plan de relance seront consacrés au secteur ferroviaire. Une annonce plutôt bien accueillie par la coopérative Railcoop qui fait circuler des trains sur les lignes boudées par la SNCF; mais qui espère plus de financements à venir de l'Etat et surtout du privé.

L'enveloppe de 4,7 milliards d'euros du plan de relance pour le ferroviaire est une bonne première amorce selon Railcoop qui doit servir d'après la coopérative à investir en particulier dans le réseau.
L'enveloppe de 4,7 milliards d'euros du plan de relance pour le ferroviaire est une bonne première amorce selon Railcoop qui doit servir d'après la coopérative à investir en particulier dans le réseau. © Maxppp - Emmanuel Moreau

Le Premier ministre a présenté mercredi 3 septembre le plan de relance pour la France et 4,7 milliards vont être affectés au secteur ferroviaire. Jean Castex a précisé que cette enveloppe sera dispatchée pour la rénovation des voies ferrées, pour les ponts ferroviaires, pour les trains de nuit ou encore pour la gratuité des péages d'accès du fret ferroviaire.

L'annonce a été plutôt bien accueillie par la coopérative Railcoop qui va relancer en 2022 la ligne Lyon-Bordeaux qui passera notamment par Roanne dans la Loire, cette petite ligne abandonnée par la SNCF il y a 6 ans faute de rentabilité. Pour Nicolas Debaisieux, le directeur général de la société coopérative ferroviaire, que l'Etat investisse dans le secteur ferroviaire, c'est une bonne première brique mais il faut aller beaucoup plus loin.

"4,7 milliards pour investir dans à peu près 9000 kilomètres de lignes, c'est à peu près vingt fois moins que ce qu'il y avait dans le plan de relance autoroutier de 2015 de 3,2 milliards pour 300 kilomètres d'autoroutes nouvelles !"

Pour le directeur général de la coopérative ferroviaire Railcoop, Nicolas Debaisieux, cette enveloppe pour le ferroviaire est une bonne première brique mais il faut plus d'investissements de l'Etat, des collectivités et surtout du privé.

"C'est positif ! On voit bien qu'on est en train de sortir d'une logique comptable qui prévalait jusqu'à présent dans le ferroviaire. Après, il y a quand même un  vrai souci au niveau des montants qui ont été annoncés puisqu'on est sur des montants qui sont quand même très faibles. Je rappelle, 4,7 milliards pour investir dans à peu près 9000 kilomètres de lignes, c'est à peu près vingt fois moins que ce qu'il y avait dans le plan de relance autoroutier de 2015 qui était de 3,2 milliards pour 300 kilomètres d'autoroutes nouvelles. Donc on est sur des montants qui sont extrêmement faibles qui ne sont pas pleinement compatibles avec les enjeux du ferroviaire. Néanmoins, tout n'est pas sombre quand même : je pense que c'est vraiment une bonne amorce qui va permettre de mobiliser d'autres financements, des financements privés, de vraiment se fédérer et d'initier un redéveloppement du ferroviaire". 

Nicolas Debaisieux espère que cette enveloppe destinée ferroviaire servira à un vrai investissement massif technologique pour rénover et améliorer le réseau des voies ferrées. 

"Ce qu'on peut attendre de l'Etat, c'est un investissement dans le réseau ferroviaire."

Nicolas Debaisieux espère que l'enveloppe de 4,7 milliards d'euros au ferroviaire servira en particulier à investir dans le réseau des voies

"Ce qu'on peut attendre de l'Etat, c'est un investissement dans le réseau puisque nous en tant qu'entreprise ferroviaire, on va être entreprise utilisatrice de ce réseau, on va payer des péages, on va payer une redevance pour utiliser ce réseau qui globalement qui est d'une performance qui pourrait être améliorée. Je prends l'exemple de la liaison Bordeaux-Lyon où on est sur un temps de parcours d'un peu moins de 7 heures parce qu'il y a des sections où on roule à 60 ou 70 km/h. Je pense que pour assurer une connexion efficace entre Bordeaux et Lyon, il ne s'agit pas de recréer une ligne TGV qui va rouler à 300 km/h mais il s'agit au moins d'avoir un niveau d'investissement dans ce réseau qui permette d'avoir des vitesses qui soient acceptables. Donc il y a vraiment un besoin d'investissement technologique sur le réseau qui est extrêmement conséquent". 

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