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Plan de relance du secteur automobile : "Il faudrait d'abord relocaliser les productions en France"

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Par , France Bleu Poitou

Pour le délégué syndical de la Fonderie alu d'Ingrandes-sur-Vienne, Jean-Philippe Juin, le plan annoncé mardi par le chef de l'Etat ne suffit pas si le secteur automobile français continue de fabriquer ses modèles à l'étranger.

Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), placées en redressement judiciaire. 11 mars 2019.
Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), placées en redressement judiciaire. 11 mars 2019. © Radio France - Jules Brelaz

Le plan de relance du secteur automobile français, présenté par Emmanuel Macron mardi 26 mai, ne convainc pas totalement les sous-traitants qui travaillent avec Renault et PSA. "Il faudrait d'abord relocaliser les productions automobiles en France", a réagi ainsi sur France Bleu Poitou mercredi Jean-Philippe Juin, délégué syndical de la Fonderie alu d'Ingrandes-sur-Vienne. Le site, qui fabrique des culasses, a pour seul client Renault. "Renault fabrique 17% de ses véhicules en France alors qu'il y a 15 ans il en fabriquait 53%. Il y a donc du chemin à faire", a-t-il lancé. 

Cela permettrait notamment à la Fonderie alu de se positionner sur les véhicules propres. En effet, le chef de l'Etat a annoncé son souhait de faire de la France le premier producteur d'Europe. Or, la majorité des composants des moteurs électriques sont pour l'instant fabriqués en Asie. "On a la capacité de fabriquer des pièces à la fois pour les véhicules électriques sur les trains roulants mais aussi les culasses nouvelle génération pour les moteurs hybrides, d'où l'intérêt de relocaliser ces productions", a jugé Jean-Philippe Juin.

"Qu'en sera-t-il des sous-traitants ?"

Au-delà du plan annoncé par le gouvernement, la santé économique de Renault inquiète le délégué syndical. "Les sous-traitants seront les premiers touchés par la crise", a-t-il prévenu. La marque au losange prévoit d'ailleurs un plan d'économie de 2 milliards d'euros et a demandé un prêt garanti par l'Etat à hauteur de 5 milliards. "On suppose que ce plan aura aussi un impact pour nous." Face également aux rumeurs de suppression de 5 000 emplois, il s'interroge : "Qu'en sera-t-il des sous-traitants ? Est-ce que les fonderies feront toujours partie du panel de fournisseurs de Renault ?"

La Fonderie alu paie déjà, d'après lui, les pots cassés de la pandémie de coronavirus : "Les commandes de culasses se sont effondrées depuis la pandémie. Au mois de juin, si on n'a pas de volumes supplémentaires à faire sur le site ou des aides financières de l'actionnaire; on aura de grosses difficultés à la fin du mois." Il a expliqué que l'entreprise doit fabriquer 40 000 pièces par mois pour garantir les salaires. En mai, 11 000 seulement sont sortis des entrepôts, possiblement 27 000 au mois de juin. Parallèlement, l'entreprise n'a toujours pas reçu de réponse concernant sa demande de prêt garanti par l'Etat (à hauteur de 10 millions d'euros).

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