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Plan de relance : "Il ne faut pas oublier le bâtiment", réclame sa fédération en Nouvelle-Aquitaine

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Par , France Bleu Gironde

Le gouvernement présente ce jeudi son plan de relance économique après la période de confinement liée à la Covid-19. Un plan de 100 milliards d'euros qui avait déjà été repoussé, pour traiter l'urgence sanitaire. Chaque secteur espère bénéficier de coups de pouce, notamment celui du bâtiment.

Les chantiers, ici ceux de Belcier, à Bordeaux, à l'arrêt pendant le confinement.
Les chantiers, ici ceux de Belcier, à Bordeaux, à l'arrêt pendant le confinement. © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST

Comment répartir les 100 milliards d'euros du plan de relance ? Le gouvernement doit répondre à cette question ce mercredi, après avoir déjà repoussé une première fois sa présentation, pour gérer l'urgence sanitaire. Il y aura forcément des déçus, selon les secteurs. Celui du bâtiment espère, un coup de pouce. Sur France Bleu Gironde, la présidente de la Fédération française du bâtiment en Nouvelle-Aquitaine, Marie-Ange Gay-Ramos, veut être écoutée. Et appelle à ne pas concentrer tous les efforts sur la transition énergétique. 

Le plan de relance doit être annoncé par le gouvernement aujourd'hui. Qu'est ce qu'on en attend? Ce plan de relance au niveau du bâtiment? 

On attend clairement d'être écoutés. On a toujours besoin de forcer la main pour que l'on nous écoute. Là, on sort d'une période de confinement, de crise jamais connue. Et avec des difficultés à se faire entendre parce que, effectivement, les chantiers ont repris, il y a de l'activité. Mais ça ne veut pas dire que c'est de l'activité à long terme. Donc, on a besoin clairement d'être aidés, accompagnés et de retrouver de l'activité. 

Il y a eu des annonces du gouvernement concernant l'automobile, l'aéronautique, la culture, l'aéronautique. Et vous, vous êtes senti un petit peu oubliés ?

On a été oubliés. Dès le confinement, on nous avait précisé que nous étions pas concernés par le chômage partiel, parce qu'on devait continuer à faire travailler l'économie. Mais on était comme les autres, l'objectif principal, c'était que nos salariés travaillent en sécurité. Donc, on s'est arrêtés comme tout le monde et il a fallu qu'on se batte pour avoir ce chômage partiel.

Sur ces 100 milliards qui vont être annoncés, de combien le bâtiment a besoin ?

On n'a pas de chiffres aujourd'hui. Aujourd'hui, ce que l'on souhaite, c'est que l'activité soit distribuée sur tous les territoires, que l'on puisse relancer les permis de construire, qu'on puisse relancer des projets. On sait très bien que le gouvernement parle de rénovation énergétique. C'est évidemment le sujet qui nous correspond. Mais il ne faut surtout pas oublier le logement et les bâtiments neufs. 

Il ne faut pas qu'on bloque le système avec uniquement de la rénovation énergétique

C'est de commande publique que vous avez besoin ?

Tout à fait, mais de privé également. En tout cas, il ne faut pas qu'on bloque le système avec uniquement de la rénovation énergétique. Nous étions dans une pente montante avec une activité assez intéressante. Ça faisait 10 ans que nous n'avions pas connu des carnets de commandes avec une visibilité de huit mois.

Tout de même, vous imaginez que que la transition écologique doit prendre davantage de place ?

Complètement. On le sait, on y travaille, sur la zéro artificialisation des sols. Et d'ailleurs, nous y travaillons depuis des dizaines d'années, nous sommes tout à fait ouverts à ce sujet. Mais il ne faut pas que ce soit centré sur un seul point. Il faut vraiment avoir une globalité et penser à tous les secteurs d'activité, public, privé, logements neufs, réhabilitation.... C'est ce qui fait la force de notre réseau.

Faire en sorte qu'une personne qui a une maison secondaire puisse avoir des aides, les mêmes que sur sa résidence principale

Tout de même si, par exemple, le gouvernement annonçait une nouvelle prime pour les ménages qui veulent travailler à l'isolation de leur maison, cela vous ferait repartir ?

Bien sûr. On a aussi tout un tas de propositions. Par exemple, de faire en sorte qu'une personne qui a une maison secondaire puisse avoir des aides, les mêmes que sur sa résidence principale. Et effectivement, là, ça nous permettrait d'avoir encore plus d'activité. 

Le dicton fameux dit que "quand le bâtiment va, tout va". Vous imaginez le bâtiment comme un acteur de la relance économique ?

Complètement, on a toujours été le moteur. Donc il ne faut pas oublier le bâtiment même si on s'est débrouillé sur tout un tas de choses. Il faut vraiment nous accompagner et nous écouter.
 

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