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Plan de relance : la balle dans le camp de l’Exécutif de Corse ?

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Par , , France Bleu RCFM

Un préfet de Corse prêt à négocier avec la collectivité de Corse, un président de CCI invitant les parties à se mettre autour de la table, la balle est dans le camp de l’Exécutif.

Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse
Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse © Radio France - Thibault Quilichini

Les prises de positions et les explications de texte se multiplient au lendemain du courrier du président de la République adressé à Gilles Simeoni. Un courrier en réponse au « plan salvezza e rilanciu » que le président de l’Executif avait adressé au chef de l’Etat suite au vote unanime de l’Assemblée de Corse demandant le déploiement de 400 M€ pour sauver l’économie de l’île, dont 300 M€ « à charge de l’Etat ».

Dans sa réponse, Emmanuel Macron a répondu par la négative, faisant valoir son analyse de la situation dans l’île, analyse que ne partageait pas du tout Gilles Simeoni. 

Pour autant, tout le monde en Corse ne se range d’un seul homme derrière le président de l’Exécutif. Tout le monde ne lit pas non plus la lettre du chef de l’Etat tout à fait de la même façon. 

C’est le cas, pourrait-on dire, du président de la Chambre de Commerce et d’Industries de la Corse qui ne considère par la lettre du chef de l’Etat comme une fin de non recevoir, même s’il ne partage pas non plus intégralement sa vision de la situation en Corse. Jean Dominici se veut « neutre » et réclame aujourd’hui du préfet de Corse et de Gilles Simeoni qu’ils se mettent autour d’une table pour discuter et reprendre une à une les mesures inscrites dans le plan relance concocté localement pour trouver les meilleures solutions. Car Jean Dominici le dit clairement : « tout ne va pas aussi bien qu’on le laisse entendre. Il faut que l’on sauve les emplois en Corse » conclut-il, invitant une dernière fois le préfet de Corse et le président de l’Exécutif à se retrouver à la table des négociations. 

Une table des négociations à laquelle est prêt à s’asseoir le représentant de l’Etat en Corse. Pascal Lelarge est disposé à négocier avec la Collectivité de Corse. « Si on vit dans une République décentralisée et déconcentrée, _il faut que les pouvoirs décentralisés et le préfet travaillent ensemble_. Si on nous met sur la touche, surtout pour proposer un dispositif qui va chercher 300 M€ d’exonérations fiscales et sociales de l’Etat, le minimum c’est qu’on en discute, qu’on partage l’incompréhension de la situation ou si ce n’est pas le cas qu’on fasse le maximum de chemin de convergence. Nous avons proposé déjà, depuis un certain temps, des rencontres pour que nous puissions échanger en tête-à-tête ou en comité plus élargi sur ces matières. Nous avons mis en place le comité de relance au plan régional. D’ailleurs il travaille ce comité de relance. Nous avons engagé 47 M€ de projets. Donc on ne fait pas rien. Mais c’est vrai que ça serait mieux, peut-être de pouvoir se comprendre, pouvoir échanger, dépassionner un peu les choses aussi. Ne caricaturons pas la position de l’Etat, la position du président de la République. C’est en responsabilité que nous avons mobilisé 1,8 milliards. Ce n’est pas rien. Tout le monde travaille d’arrache-pied, l’URSSAF, les services fiscaux, l’inspection du travail pour soutenir les entreprises. Ne passons pas ça  par pertes et profits d’un claquement de doigts en disant que tout ça ne compte pas, il faut faire autre chose ». 

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