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Plan de relance pour les apprentis : de belles opportunités pour certains, encore la galère pour d'autres

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
La Talaudière, France

Journée spéciale Apprentissage ce jeudi 17 septembre sur le réseau France Bleu. Deux mois après le plan "1 jeune 1 solution" et quelques semaines après le plan de relance annoncé par Jean Castex fin août, coup de projecteur sur le cursus d'apprentis et sur les mesures lancées par le gouvernement.

Inscrit chez les compagnons du devoir en mécanique, Mehdi a débuté un contrat d'apprentissage en alternance en juillet dans une entreprise ligérienne spécialisée en dissection de pièces mécaniques.
Inscrit chez les compagnons du devoir en mécanique, Mehdi a débuté un contrat d'apprentissage en alternance en juillet dans une entreprise ligérienne spécialisée en dissection de pièces mécaniques. © Radio France - Julien Gonzalez

Focus sur l'Apprentissage ce jeudi 17 septembre sur toutes les antennes de France Bleu ! Un dispositif au cœur de la relance économique avec la présentation le 23 juillet dernier du plan "1 jeune 1 solution" avec à la clé une enveloppe de 6,5 milliards d'euros sur deux ans notamment et des primes pour l'apprentissage de 5 000 à 8 000 euros selon les âges pour chaque contrat d’apprentissage. Et plus récemment, lors de l'annonce du plan de relance le 27 août dernier, le Premier ministre a insisté : "Jamais, grâce au plan de relance, recruter un apprenti n'aura été aussi simple et incitatif". 

Des mesures incitatives mises en place dans un contexte où l'apprentissage est un cursus qui intéresse de plus en plus les jeunes. Pour cette rentrée 2020, 7500 jeunes sont inscrits toutes formations confondues dans la Loire et 3500 sont inscrits en Haute Loire, des chiffres en hausse constante depuis 2016. 

Mais c'est également un cursus recherché par les entreprises. C'est le cas notamment de la société M-Selga installée à La Talaudière (Loire). Cette entreprise spécialisée en dissection de pièces mécaniques a justement embauché depuis cet été un apprenti en contrat d'alternance.

Le témoignage de Mehdi, inscrit chez les compagnons du devoir en mécanique et ravi de son contrat d'alternance comme apprenti au sein de l'entreprise M-Selga à La Talaudière.

Les apprentis pour maintenir les compétences et les savoir-faire dans les entreprises

Après une année de seconde l’an dernier, Mehdi décide de changer de cursus. Il s’inscrit avant l'été chez les compagnons du devoir en mécanique et n’a pas tardé à décrocher son premier contrat d’alternance chez M-Selga.  

" Quand tu marques dans un CV compagnon, c'est pas n'importe quelle école ! Ce que je viens chercher en tant qu'apprenti, c'est de trouver un employeur le plus vite possible.  Ça fait deux mois que je travaille ici, je me sens bien, tout le monde m'aide donc c'est nickel ! Là, je suis sur le sciage mais le but ça serait que je sois autonome sur toutes les machines. Ça change par rapport au cursus scolaire, tu te sens un peu plus autonome."

720 euros par mois en poche,une belle motivation pour ce jeune homme de 16 ans. Et pour l'entreprise, recourir à un apprenti a beaucoup d'avantages comme l'explique Teddy Gouttesoulard, responsable qualité de M-Selga.

"Forcément c'est un intérêt du fait d'avoir toutes les aides de l'Etat, que ce soient par des subventions ou par l'allègement des charges, ça nous permet d'apprendre des choses à quelqu'un sans avoir à le payer pleinement. Mais vraiment ça serait mentir de dire que la décision première, l'objectif de prendre des jeunes en contrat d'alternance pour nous, c'est vraiment de faire un transfert des compétences et de savoir-faire de nos salariés". 

Avec des salariés qui ont pour certains 35 ans d'expérience, cette entreprise espère bien pouvoir embaucher Mehdi à la fin de sa troisième année de compagnonnage pour constituer la relève et pérenniser l'activité. 

Des cursus qui intéressent donc les entreprises même si ce n'est pas gagné pour tout le monde selon les profils et les secteurs d'études de ces jeunes pour trouver un contrat et devenir apprenti. C'est notamment une vraie galère pour le moment pour Pierre-Louis. 

Le témoignage de Pierre-Louis inscrit en 3ème année de licence au Conservatoire National des Arts et Métiers de Saint-Etienne à la recherche depuis des mois d'un contrat d'alternance.

Avec les annonces du gouvernement, les débuts d'un changement mais pas encore du concret pour tous

Un BTS technico-commercial en poche, cet étudiant de 21 ans s'est inscrit en mai en 3ème année de licence au Conservatoire National des Arts et Métiers de Saint-Etienne. La condition pour entamer sa rentrée : trouver un contrat en alternance alors il cherche depuis des mois... en vain ! 

" Je pense que j'ai postulé à une cinquantaine de candidatures. Forcément, il y en a même qui sont sortis de mon cursus pour avoir un patron. Et des candidatures qui ont abouti sur quelque chose de constructif, c'est à peu près 4 ou 5 retours. Même si l'école est un peu plus laxiste cette année en acceptant ses étudiants jusqu'en novembre sans alternance, on se dit que de ne pas trouver de patrons, ça veut dire qu'on gâcherait quasiment une année. Ça devient angoissant !" 

Cet étudiant de 21 ans multiplie les recherches via les réseaux spécialisés comme Indeed et via le réseaux d'entreprises du CNAM. Mais la crise de la Covid-19 est un énorme frein... même si avec les annonces du gouvernement, il sent les débuts d'un changement.

" Ce ne sont pas toutes les entreprises qui veulent jouer le jeu, ce ne sont pas toutes les entreprises qui prennent le temps de former quelqu'un en alternance, il y en a qui préfèrent se focaliser sur la relance ce qui est normal ! Depuis septembre, on sent qu'il y a un peu plus d'offres d'emploi, on ressent qu'il y a eu des aides, c'est rassurant mais quand on sait qu'on est si nombreux sur le marché de l'alternance, ça reste encore très compliqué". 

Une situation compliquée même si Pierre-Louis croise les doigts : il vient de passer un deuxième entretien ce mardi 16 septembre dans une entreprise de bricolage et de quincaillerie pour du commerce en gros à Aurec-sur Loire... à seulement 2 km de chez lui !

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