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Économie – Social

Plan social chez Anovo à Brive : la CGT s'en prend à la direction, aux élus locaux et aux services de l'Etat

mercredi 18 juillet 2018 à 20:17 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

Alors qu'un plan social prévoit 95 suppressions de postes sur 182 chez Anovo, à Brive, le syndicat CGT tire tous azimuts. Il s'en prend à la direction pour la façon dont elle gère les négociations, mais aussi aux élus locaux et aux représentants de l'Etat en Corrèze, accusés de ne rien faire.

95 des 182 salariés d'Anovo sont menacés pour leur avenir à Brive
95 des 182 salariés d'Anovo sont menacés pour leur avenir à Brive © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive-la-Gaillarde, France

Le plan social se passe mal chez Anovo, à Brive. Alors que 95 suppressions de postes sur 182 sont prévus chez le spécialiste de la maintenance téléphonique, le syndicat CGT de l'entreprise tire à boulets rouges. Il s'en prend à la direction d'Anovo, aux élus locaux et aux représentants de l'Etat en Corrèze.

"On n'a pas de négociations loyales, ce qui est proposé est indécent"

Les négociations avec la direction sont au point mort après deux réunions et avant un ultime rendez-vous fixé le 31 juillet. Pour l'instant, il est proposé un congé de reclassement allant de 12 à 15 mois selon l'âge des salariés, et une indemnité supra légale allant de 2 à 4 mois. Tout cela est valable, selon la CGT, seulement si les syndicats signent un accord de mobilité des salariés vers le site de Montauban, ce qui permettrait alors de sauver onze emplois. "La direction nous fait un chantage pour onze postes, contre la signature de l'accord de mobilité et des mesures d'accompagnement pour les salariés licenciés" s'agace Christine Fage, la déléguée CGT. "Aujourd'hui, elles sont tellement basses qu'on ne peut même pas réfléchir à la signature" continue la représentante des salariés. "On n'a pas de négociations loyales avec notre direction, ils ne sont pas dans la négociation. Ce qui est proposée est indécent." Voilà pourquoi les syndicats ont claqué la porte de la deuxième réunion de négociation.

La sous-préfecture annonce une réunion le 27 juillet

Les élux locaux et les représentants de l'Etat en Corrèze en prennent aussi pour leur grade. Ils sont pointés du doigt pour leur inaction, même s'il y a eu un rendez-vous fin 2017 avant l'annonce du plan social, puis à l'annonce de ce dernier. "Il n'y a pas eu de suite. Personne ne nous a tenu au courant des démarches faites, ou pas d'ailleurs" dit Christine Fage. Mais le sous-préfet de Brive, Jean-Paul Vicat, fait savoir qu'il suit bien le dossier en lien avec la direction d'Anovo. Les salariés seront d'ailleurs d'une réunion, le 27 juillet, avec l'Etat, la chambre de commerce et d'industrie, et la ville de Brive. Le maire, Frédéric Soulier, a lui rencontré dernièrement un haut dirigeant du groupe Ingram qui détient Anovo.