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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

Plan social chez General Electric : la "responsabilité de l'Etat est doublement engagée" estime Jean-Pierre Chevènement

L'ancien ministre et ancien maire de Belfort Jean-Pierre Chevènement s'exprimait ce mercredi matin au lendemain de l'annonce du plan social chez General Electric à Belfort. Il a dénoncé l'accord de 2014 entre General Electric et l'Etat, qui n'était "pas équilibré", selon lui.

Jean-Pierre Chevènement en décembre 2016.
Jean-Pierre Chevènement en décembre 2016. © Maxppp - Vincent Isore

"C'est un mauvais coup de la part de General Electric qui a manqué à ses engagements, il devait créer 1.000 emplois", a déclaré ce mercredi sur franceinfo Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre (Éducation nationale, Défense, Intérieur…) et ancien maire de Belfort, après l'annonce mardi de la suppression de 1.050 emplois chez General Electric. La "responsabilité de l'Etat est doublement engagée", a-t-il ajouté.

"General Electric a un partenariat avec la France dans différents domaines, moteurs d'avion, matériel de santé. Il y a un esprit de coopération franco-américaine. On ne peut pas y manquer de manière aussi violente sans remettre en cause la confiance qui est la base tout." Jean-Pierre Chevènement a estimé que la "responsabilité de l'Etat est doublement engagée."

L'accord de 2014 entre GE et l'Etat, "pas équilibré"

L'ancien ministre a dénoncé l'accord de 2014 entre General Electric et l'Etat. "Il est apparu que cet accord soi-disant équilibré ne l'était pas. Il n'y avait pas égalité entre Alstom d'une part, General Electric de l'autre. Il y avait trois coentreprises où Alstom était en position minoritaire. Donc, il y a eu des erreurs à l'époque. La philosophie de l'accord c'est tout pour les actionnaires, rien pour les salariés et haro sur les salariés qui se retrouvent au carreau." En 2017, l'Etat n'a pas "donné vie à ce système de coentreprise."

Il faut que l'Etat prenne ses responsabilités"

"La situation de General Electric est le résultat d'une stratégie de financiarisation qui a été menée de longue date et qui a abouti en 2003 au sauvetage de l'entreprise par Jacques Chirac, ensuite c'est Bouygues qui a pris la suite avec les conséquences que nous voyons. Ce n'est pas possible d'en rester-là. Il faut que l'Etat prenne ses responsabilités", a-t-il déclaré.

Pour régler le problème, il faut créer une filiale "de Safran et de General Electric, la création dans des locaux qui existent d'unités de fabrication de technologies aéronautiques qui sont très voisines. Cela fait 200 emplois", selon Jean-Pierre Chevènement. Autre possibilité, "il y a une opération qui consiste à prolonger la durée de vie de nos centrales et cela peut donner du travail à des équipes d'ingénieur à Belfort."

Jean-Pierre Chevènement attend d'Emmanuel Macron "qu'il aille plus loin que ce qu'il a dit jusqu'à présent. Je n'ai pas oublié que j'ai moi-même accompagné Emmanuel Macron, quand il était ministre de l'Economie, sur le site de Belfort. Il a pris un certain nombre d'engagements moraux et il faut que l'Etat intervienne puissamment pour maintenir en vie le site industriel de Belfort."

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