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Plasticorsica : "En Corse, il y a 14 000 tonnes d'emballages plastiques que l'on peut valoriser localement"

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Par , France Bleu RCFM

Jean-Pierre Angelini, président de l'association Plasticorsica, plaide pour une économie circulaire autour des déchets plastiques en Corse. Son projet envisage de recycler in situ les emballages.

Logo de l'association Plasticorsica
Logo de l'association Plasticorsica - Plasticorsica

Engagé, parmi d'autres, dans la fabrication en éco-conception de visières pour les personnels soignants et les commerçants, Jean-Pierre Angelini et son association Plasticorsica ont conçu une centaine de visières, ainsi que 300 clés anti-contamination (voir plus bas), depuis le début de la crise du nouveau coronavirus. Le tout avec des imprimantes trois dimensions et des découpeuses laser.

"Pour imprimer une visière, il a fallut la concevoir, et pour cela il faut avoir des compétences et des connaissances techniques en design 3D. Beaucoup les ont acquises dans l'urgence. Cet événement nous a fait prendre conscience que c'était un formidable outil technique pour aider les autres, et fabriquer des produits utiles et quasiment indispensables à ce moment-là", explique le président de l'association, invité de la rédaction de France Bleu RCFM ce mardi.

L'ambition de l'association existait avant le confinement. Voilà maintenant plusieurs années que son projet d'économie circulaire basée sur la récupération des emballages plastiques et sa réutilisation au sein de l'économie locale est dans les tuyaux. Jean-Pierre Angelini a d'ailleurs évalué la quantité de déchets plastiques qui pourraient être disponibles en Corse. 

"La première étape, c'est le tri, c'est absolument indispensable. Aujourd'hui, les déchets plastiques au sein des emballages, on les évalue à 14 000 tonnes en Corse. On sait les collecter, et on pourrait les valoriser et réutiliser localement. Si on arrive à faire ça, on pourra enfin approvisionner en matières premières certains outils de production comme les imprimantes 3D, ainsi que d'autres _filières industrielles de plasturgie_, mais surtout mettre en place des véritables fabrications de produits en matières plastiques en Corse". 

L'objectif est de maintenir ce que Jean-Pierre Angelini considère comme une "richesse" en Corse, et pousser jusqu'à mettre en place des filières de réparation, comme cela existe par exemple avec la recyclerie de la FALEPA à Aiacciu.

Un "riacquistu tecnicu" est-il possible ? 

Plasticorsica fait partie des "Makers Uniti". Un terme hybride anglo-corse pour désigner les associations et particuliers engagés dans l'éco-conception, durant le confinement. En deux mois, le collectif revendique avoir fabriqué 17 800 visières, plus de 50 hygiaphones, 500 crochets ouvre-porte et 50 kits de ventilation non-invasive. Ils ont été honorés par le président de l'Exécutif, et sont chapeautés par Vannina Bernard-Leoni. La directrice du pôle innovation et développement à l'université de Corse a publiquement appelé à se tourner à un "riacquistu tecnicu" -expression faisant écho au riacquistu culturali-. 

"On pourrait imaginer développer des talents techniques. Pas sur de l'industrie de masse, mais sur des petites séries. On pourrait au moins produire des choses à vendre pour les touristes, par exemple. L'industrie touristique est très peu "made in Corsica" [...]. Des viviers à fortes compétences techniques, on n'en n'est pas complètement dépourvus. On a des outils bien rodés, je pense à l'université, mais aussi aux AFPA (Agences nationales pour la formation professionnelle des adultes), aux CFA (Centres de formation des apprentis)... Je pense que ça implique surtout une stratégie". 

Le projet de Plasticorsica, lui est toujours en cours d'instruction. "On a répondu à un appel d'offre conjoint de l'ADEME et de l'office de l'environnement, explique encore Jean-Pierre Angelini. On attend des financements qui dépend d'un second appel à projet, et ça prend énormément de temps, deux ans en moyenne. Mais s'il y avait cinquante ou cent mille euros, sur la table, on commencerait dès demain à produire en quantité !" 

Une ambition que n'a pas manqué de rappeler Jean-Pierre Angelini lors de la cérémonie d'hommage aux "Makers Uniti", villa Pietri à Ajaccio, le 16 juillet dernier. Gilles Simeoni y a d'ailleurs rappelé que ses services suivaient le dossier.

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