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Économie – Social

Plongée au coeur de la centrale nucléaire de Chooz, en pleine visite décennale

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Depuis le 15 mars et jusqu'en juillet, l'unité de production numéro 2 de la centrale nucléaire de Chooz est en pleine visite décennale. Les installations sont mises à l'épreuve et de gros travaux sont réalisés.

La salle des commandes de l'unité de production numéro 1 de la centrale de Chooz
La salle des commandes de l'unité de production numéro 1 de la centrale de Chooz © Radio France - Alexandre Blanc

Chooz, France

Cela n'arrive qu'une fois tous les 10 ans pour chacun des 58 réacteurs français. La visite décennale. Depuis le 15 mars, c'est au tour de l'unité de production numéro 2 de la centrale nucléaire EDF de Chooz, au Nord des Ardennes.  

Au terme de cette inspection, l'Autorité de Sûreté nucléaire renouvelle l'autorisation d'exploiter pour 10 années de plus.  Pendant les 137 jours d'arrêt de tranche, les installations sont mises à l'épreuve sous l'oeil des inspecteurs. 

En plus des effectifs habituels de la centrale, ces opérations mobilisent jusqu'à 500 agents EDF dépêchés sur le site, et plus de 2000 sous-traitants.

Trois séries de tests

La visite décennale passe par la mise à l'épreuve de toutes les installations. On vérifie d'abord de l'étanchéité de la cuve du réacteur, où est immergée le combustible nucléaire. «Les inspections sont faites. Notre cuve est bonne », se félicite Laurent Berthier, le directeur de la centrale nucléaire de Chooz.  

Pour vérifier l'étanchéité du circuit hydrauliqueprimaire, où circule l'eau chauffée par la réaction nucléaire, les canalisations sont mises en surpression, à 207 bars au lieu de 155 en fonctionnement normal.  

La piscine du réacteur inspectée  - Aucun(e)
La piscine du réacteur inspectée - Caroline Winkler - EDF

Au pallier de 172 bars, des techniciens d'EDF procèdent à une écoute afin de déceler d'éventuelles fuites. Une fois la pression maximale atteinte, le circuit est maintenu en surpression pendant 4 heures. Inspecteurs et agents EDF pénètrent dans le bâtiment du réacteur afin de procéder au contrôle visuel. 

De la même manière, c'est ensuite le bâtiment du réacteur lui-même qui est mis en surpression de 5 bars, afin de vérifier sa solidité et son étanchéité.

Chacune de ces opérations fait l'objet de répétitions en aval, sur des maquettes, dans un bâtiment dédié à ces exercices inauguré en 2015.  

100 millions d'euros de travaux

Cet arrêt de tranche exceptionnel est aussi l'occasion de mettre en œuvre de gros chantiers qui ne peuvent être menés que lorsque le réacteur est à l'arrêt. 100 millions d'euros de travaux sont engagés pendant ces 4 mois de visite décennale. 20 000 opérations sont planifiées.

Le rotor de la turbine démonté pendant la visite décennale - Radio France
Le rotor de la turbine démonté pendant la visite décennale © Radio France - Alexandre Blanc

Cela peut aller du simple changement d'un capteur qui va durer quatre heures, à l'installation d'un nouveau système de refroidissement de l'eau dans la tour d'où s'échappe la vapeur d'eau qui a coûté à lui seul 12 millions d'euros et a mobilisé 200 salariés, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis le 15 mars. La moitié de ces chantiers sont des opérations de maintenance comme le rebobinage du stator, et l'autre moitié sont des investissements qui visent à moderniser l'installation

Ainsi un nouveau parc à gaz réunit toutes les bouteilles nécessaires à l'exploitation du site en un seul et même endroit prévu pour résister aux séismes plus d'un an. Après un an de travaux, ce parc doit être raccordé et mis en service pendant l'arrêt de tranche, de même que les nouveaux diesels d'ultime secours, des groupes électrogènes nouvelle génération dont l'installation fait partie des mesures de sûreté supplémentaires prises après la catastrophe de Fukushima.  

En 2020, ce sera au tour de l'unité de production numéro 1 d'être inspectée au cours d'une nouvelle visite décennale.   

La centrale EDF de Chooz organise ses portes ouvertes ce samedi 15 et ce dimanche 17 juin.