Économie – Social

Plus de 50 pomiculteurs mobilisés pour replanter le verger saccagé à Vigeois

Par Juliette Bergé, France Bleu Limousin samedi 30 janvier 2016 à 18:20

Une replantation collective au nom de la solidarité
Une replantation collective au nom de la solidarité © Radio France - Juliette Bergé

Ce samedi matin, les pomiculteurs sont venus aider Clément, le jeune agriculteur dont le verger avait été saccagé la veille de Noël à Vigeois en Corrèze.Une action de replantation collective organisée par les producteurs de Pommes du Limousin AOP pour montrer leur solidarité.

Dès 9h ce matin, de nombreux véhicules étaient stationnés le long de la route d'accès au lieu-dit l'Escurotte sur la commune de Vigeois en Corrèze. Dans la parcelle, une centaine de pomiculteurs et d'agriculteurs de la région s'active. Pelles à la main et bottes aux pieds, ils creusent la terre pour replanter les pommiers.

1.300 pommiers replantés

"On voulait montrer qu'on était solidaire avec Clément et on voulait montrer que ce saccage ne va pas nous empêcher de travailler et de faire notre métier" confie Jérôme le Solliec, vice-président de l'association des producteurs de Pommes du Limousin. Pour tous, il était important de faire ce geste de solidarité. Même le sous-prefet de Brive, Jean-Paul Vicat était présent en signe de soutien. 

Le sous-prefet de Brive ( au centre) est venu creuser avec les agriculteurs - Radio France
Le sous-prefet de Brive ( au centre) est venu creuser avec les agriculteurs © Radio France - Juliette Bergé

Une opération de replantation collective coûteuse, à hauteur de 6.600 euros, financée à 50% par l'Association Nationale Pommes Poires (ANPP) et à 50% par le pépiniériste italien qui a fourni les plants. Devant cet élan de solidarité, Clément, le propriétaire de la parcelle saccagée était forcément ému. Les pommiers devraient donner leurs premiers fruits d'ici 2017.

Vers la généralisation des haies autour des parcelles

Pour l'instant, l'enquête pour identifier les auteurs du saccage est toujours en cours. Mais les pomiculteurs s'estiment souvent montrés du doigt pour leur usage de pesticides. Afin d'éviter les conflits entre riverains et producteurs, l'Etat met en place des procédures de médiation. Les riverains d'exploitations agricoles souhaitant faire part de nuisances sont invités à écrire à l'adresse mail suivante : phyto-médiation@correze.gouv.fr. Laurent Cyrot, directeur adjoint à la Direction Départementale des Territoires de Corrèze veut même aller plus loin en généralisant l'installation de haies autour des parcelles afin de limiter la propagation des pesticides sur les habitations voisines.