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Plus de cent cinquante micro-crédits alloués l'an dernier en Pays de Savoie

Par Cédric Lang-Roth, France Bleu Pays de Savoie mercredi 5 février 2014 à 7:12

La semaine du micro-crédit ADIE en pays de Savoie.
La semaine du micro-crédit ADIE en pays de Savoie. © DR

La semaine du micro-crédit a lieu en ce moment. Le dispositif, qui propose des prêts à ceux qui sont exclus du système bancaire, fête ses vingt-cinq ans de présence en France.

Le montant moyen de ces prêts dans nos deux départements s'élève à un peu plus de 5.000 euros. Une somme pas immense mais qui permet souvent de donner un coup de pouce à des personnes en train de créer leur entreprise. Et ça marche : deux ans après leur prêt, plus de deux tiers des personnes aidées par l'ADIE sont toujours à la tête de leur entreprise.

2.000 euros pour faire de la pub

Alain Collilieux espère bien être de ceux-là. Il y a un an, il a racheté avec une associée le restaurant dont il était salarié. "On s'est vite rendus compte qu'au niveau de la trésorerie on allait être coincés. Alors on s'est fait aider par l'ADIE. Sans eux je pense qu'on ne serait plus là. " Montant de ce prêt : 2.000 euros, à rembourser en onze mois. "Parfois c'était un peu compliqué , précise Alain Collilieux, parce que quand on démarre, on n'a pas encore de salaire. Alors une mensualité en plus, ça n'est pas simple. Mais au final, heureusement qu'ils étaient là ! "

Alain Collilieux a pu reprendre un restaurant grâce au micro-crédit.

Katty Hattais, elle, a bénéficié d'un prêt du même montant. À 36 ans, alors qu'elle travaillait en Suisse, elle s'est fracturée deux vertèbres. Licenciée, elle s'est retrouvée du jour au lendemain "avec 38 euros, une voiture et un animal ". Le micro-crédit lui a permis de financer sa publicité de coach personnelle. Elle publie des flyers édités par des professionnels. "L'ADIE m'a ensuite conseillé d'aller voir la fondation de la deuxième chance. Eux aussi m'ont donné 2.000 euros, avec lesquels j'ai pu payer mon local. Je suis installée depuis le 13 mai 2013, et mon activité marche très bien. "

Katty Hattais s'est fait financer sa communication par l'ADIE.

"C'est une relation de confiance" — Agnès Dufour, déléguée territoriale de l'ADIE.

Le moteur de cette relation : la confiance et l'accompagnement. L'ADIE ne fait pas que donner de l'argent, l'exemple de Katty le prouve. Agnès Dufour, la déléguée territoriale de l'ADIE en Pays de Savoie? explique. "On va regarder l'activité, la confiance qu'on a dans la personne et sa situation personnelle. On a développé une activité où la confiance dans la personne, c'est ce qu'il y a de plus important dans la création d'entreprise. On cherche par ce microcrédit à les réinsérer : 84% des personnes qu'on finance sortent des minimas sociaux. "

Agnès Dufour, déléguée territoriale de l'ADIE dans les pays de Savoie.

La semaine du micro-crédit continue jusqu'à vendredi. Tout le programme est à retrouver ici (PDF à télécharger).

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