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Plus de repreneur pour la SAM Decazeville : "Il faut sauver ce qui fait vivre ce territoire" dit Arnaud Viala

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Par , France Bleu Occitanie

L'entreprise SAM a été placée en redressement judiciaire. Une entreprise espagnole avait fait une offre de reprise avant de finalement la retirer. Une nouvelle assemblée générale des salariés doit se tenir ce mercredi midi.

Une nouvelle Assemblée Générale des salariés doit se tenir ce mercredi midi
Une nouvelle Assemblée Générale des salariés doit se tenir ce mercredi midi © Maxppp - DENIS PEIGNIER

La SAM n’a plus de repreneur. Les 365 salariés sont très inquiets car l'entreprise espagnole CIE, qui avait proposé de reprendre la fonderie de Decazeville retire son dossier. Ce plan devait sauver 150 postes. Les employés ont décidé de bloquer la marchandise ce midi, ils organisent une assemblée générale à midi. Pour Arnaud Viala, député Les Républicains de l'Aveyron, "c'est du gâchis pour le département". 

Cette entreprise espagnole ne voulait garder que 150 salariés sur les 360 du site. Est-ce que vous encouragez les salariés à accepter malgré tout cette offre ? 

Non. Je crois que de toute façon, les salariés, puis tous les acteurs qui se sont réunis lors de différentes tables rondes avaient souhaité que la barre soit plus haute. Donc, derrière ça, il y a aussi la question des clients de ces deux entreprises de fonderie qui ne sont autre que les constructeurs automobiles. Et il faut donc que la chaîne entière, la filière entière se mobilise pour qu'on maintienne de l'emploi dans nos territoires. 

Donc, les salariés ont raison de vouloir faire pression sur Renault en bloquant notamment en ce moment les livraisons?

Les salariés, de toute façon, on ne peut que comprendre et partager leur détresse. Ils ont déjà vécu par le passé des moments très pénibles dans cette entreprise et puis dans le bassin, et je crois que l'on ne peut que les soutenir dans la démarche qu'ils ont, qui consiste à sauver l'activité qui les a fait vivre et qui fait vivre ce territoire.

Est-ce que vous estimez que la SAM est un nouvel aveu d'échec de l'État, qui est actionnaire de Renault à hauteur de 15% ? 

Oui, c'est surtout le constat de la catastrophe qu'engendre le virage mal pensé de l'industrie automobile, trop actif, mal préparé. Aujourd'hui on fait croire à nos concitoyens qu'ils vont pouvoir, demain, tous se déplacer avec des véhicules électriques et que ces véhicules électriques seront propres ,alors que ce n'est pas le cas puisque la question du recyclage ultime des batteries n'est jamais mise sur la table, par exemple.

Député du secteur, vous n'avez pas les moyens de faire pression sur les directions ? 

Moi, j'ai fait depuis des années un travail de fond pour faire comprendre que d'une part, on ne pouvait pas aller aussi vite et que, d'autre part, si on voulait ce virage, il fallait prévoir en même temps de supprimer les moteurs diesel, des technologies alternatives.

Mais sur la Bosch, rien n'a bougé : 750 postes vont être supprimés ? 

La Bosch est parfaitement emblématique. On travaille depuis des années avec le gouvernement et avec la fondation Bosch, qui nous promettait qu'ils allaient faire de la diversification sur le site de Rodez et qui annonçait des chiffres de maintien de l'emploi. Et à l'arrivée, ils n'ont pas créé un seul emploi de diversification. Ils annoncent le retrait à très court terme de 750 emplois. C'est purement inadmissible

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