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Dépassement des normes de CO2 chez Renault, le groupe dévisse en Bourse

Par Julie Guesdon et Hajera Mohammad, France Bleu Paris Région et France Bleu jeudi 14 janvier 2016 à 12:41 Mis à jour le jeudi 14 janvier 2016 à 14:51

Plusieurs sites de Renault perquisitionnés en Île-de-France
Plusieurs sites de Renault perquisitionnés en Île-de-France © Maxppp

L'action de Renault a clôturé en baisse de 10,28% ce jeudi soir à la Bourse de Paris, après des informations évoquant des perquisitions menées par les services de la répression des fraudes sur différents sites du groupe en Île-de-France.

Les actions de l'industriel Renault ont terminé sur une chute de 10,28% à la clôture de la Bourse de Paris, ce jeudi. Elles ont même plongé de 17% ce midi. En cause : les perquisitions menées la semaine dernière sur des sites du groupe en Île-de-France par les services de la répression des fraudes. Nous l'avons appris que ce jeudi, de source syndicale.

Une conséquence des moteurs truqués de Volkswagen ?

La direction de Renault a affirmé dans un communiqué que ces perquisitions constituaient un "complément d'investigation" aux tests demandés par la ministre de l’Écologie, après le scandale Volkswagen.  Le constructeur automobile allemand est accusé d'avoir truqué ses moteurs pour dépasser les  seuils d'émissions de CO2 autorisés. Parmi les sites de Renault visés : le technocentre de Guyancourt, le centre d'ingénierie de Lardy, le Plessis-Robinson et le siège à Boulogne-Billancourt.

Pas de fraude, mais un dépassement des normes de CO2

La direction affirme que les tests réalisés n'ont pas permis de détecter de logiciel frauduleux ou truqueurs. Information confirmée par Ségolène Royal. En revanche, la ministre précise que ces perquisitions "n'ont rien à voir avec les tests" mais qu'il y a bien un dépassement de normes pour le CO2 et les oxydes d'azote chez Renault mais aussi chez plusieurs "plusieurs marques étrangères" qu'elles ne citent pas.

"Je fais confiance à Renault"

La ministre a réitéré sa confiance au constructeur français qui a accepté de se présenter devant la commission indépendante chargée de ces tests, la semaine prochaine. Après le scandale Volkswagen, Renault avait annoncé en décembre un plan d'investissements de 50 millions d'euros pour réduire l'écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d'homologation et en situation réelle. 

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