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Économie – Social

Polémique sur le canot de l'île de Sein : "Aucune station n'est propriétaire de son bateau" répond le président national

Le Président national de la SNSM Xavier de La Gorce fait une mise au point, alors que la polémique enfle sur l'ïle de Sein. Le canot de sauvetage de la SNSM locale va être prêté à la station des Sables-d'Olonne, endueillée au mois de juin. Sur l'île, les habitants estiment leur sécurité menacée.

Le président national de la SNSM appelle à la solidarité de la SNSM de Sein.
Le président national de la SNSM appelle à la solidarité de la SNSM de Sein. © Maxppp - Philippe Chérel

Audierne, France

L’île de Sein ne veut pas prêter son canot tout temps aux Sables-d'Olonne. Pas par manque de solidarité, mais parce que les élus et les membres de la SNSM redoutent de ne plus pouvoir organiser les évacuations médicales, en cas d'urgence. 

Les bateaux appartiennent à la SNSM, et le patron de la SNSM, c'est moi"

"C'est honteux! On ne va pas se laisser faire, on va lancer une grosse opération", s'insurge un habitant de l'île." Certains Sénans envisagent même de lancer des actions pour dire la nécessité de garder le canot sur place, en cas d'urgence. 

La décision a été prise par le Président national de la SNSM Xavier de La Gorce, et elle semble non négociable : "Les bateaux ne sont pas la propriété des stations, affirme le Président. Aucune station n'est propriétaire de son bateau. Les bateaux appartiennent à la SNSM, et le patron de la SNSM, c'est moi. Donc si je prends une décision j'entends qu'elle soit appliquée. Alors je souhaite qu'elle soit appliquée de manière la plus souple possible, il faut qu'on parle, mais un moyen n'est pas la propriété de la station. "

Les donateurs n'ont pas à s'immiscer dans la répartition des moyens"

Pour lui, la décision a été prise par humanité, pour permettre aux sauveteurs survivants de l'accident des Sables-d'Olonne de reprendre la mer sur un bateau familier, celui de Sein étant de la même série que leur canot habituel, actuellement en réparation. Il évoque "l'esprit de solidarité des gens de mer".

Les donateurs protestent

Xavier de La Gorce répond aussi aux donateurs qui s'agacent en rappelant qu'ils localisent leurs dons en Bretagne, et veulent y voir les bateaux qu'ils financent : "L'essentiel du financement de ce canot a été financé par un leg. Mais les donateurs n'ont pas à s'immiscer dans la répartition des moyens, ni dans l'aspect opérationnel. Ils donnent parce qu’ils trouvent que la cause du sauvetage est bonne. Moi je respecte les donateurs, nous avons besoin d'eux mais ce n'est pas le donateur qui fait la politique de la SNSM, qui décide de la répartition des moyens. Moi, j'ai un mandat de président de la SNSM, et j'en assume la responsabilité". 

Comment assurer les évacuations médicales sans bateau ?

Le maire de Sein Dominique Salvert dénonce ce choix sur France bleu Breizh Izel : "Pour les évacuations décidées par le 15, On perd une heure déjà, si on fait venir le bateau d'Audierne! Déshabiller une île me paraît incompréhensible."

"Le nombre d'intervention est de transfert est limité, on saura mettre les moyens avec la Marine et la Sécurité civile"

Xavier de La Gorce lui répond : "Je veux bien comprendre tout ce qu'on m'explique. Je comprends le maire, mais je rappelle que le nombre d'intervention de sauvetage et le nombre de transfert est relativement limité en période estivale. C'est moins de 10, c'est même plutôt 6 ou 7. Et ça, on saura le faire. C'est à dire que pour le sauvetage, on le fera avec Audierne et Molène. Éventuellement, on fera les évacuations sanitaires avec Audierne et Molène aussi, et s'il faut on saura mettre des moyens aériens avec la Marine et la sécurité civile. A cette époque là de l'année, ce n'est pas compliqué."

Choix de la station

France Bleu