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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le patron d'une PME de Brive alerte sur la durée de remboursement des Prêts Garantis par l'Etat

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu Creuse

Focus ce mardi sur France Bleu Limousin et France Bleu Creuse sur les difficultés des PME. L'occasion pour un patron de Brive d'alerter sur la durée du remboursement des Prêts Garantis par l’État. Alors que la présidente de la CPME en Haute-Vienne fait le point après cinq semaines de confinement.

Le gérant de la société Mavipal à Brive a une solution pour déserer l'étau sur les entreprises
Le gérant de la société Mavipal à Brive a une solution pour déserer l'étau sur les entreprises - Mavipal

La société Mavipal basée à Brive est spécialisée dans la fabrication et l'installation de rayonnage industriel. Cette PME du Limousin emploie une quarantaine de personnes avec ses autres sites en Gironde et en Côte d'Or. L'entreprise n'a réalisé que 10% de son chiffre d'affaire habituel ces cinq dernières semaines. Le gérant David Petit-Rouvès espère que les donneurs d'ordre vont relancer leurs projets. Il espère aussi fortement un allongement de la période de remboursement des Prêts Garantis par l’État. A ses yeux, c'est même vital pour toutes les entreprises (à écouter ci-dessous).

La demande, c'est que le PGE soit amortissable sur 10 ans

David Petit-Rouves explique les difficultés rencontrées par sa société Mavipal

Des PME qui comme partout en France, sont lourdement impactées par le confinement lié à l’épidémie de coronavirus Covid-19. Et cela vaut pour tous les secteurs d'activité explique la présidente de la CPME en Haute-Vienne Laurence Beaubelique invitée de France Bleu Limousin et France Bleu Creuse ce mardi :"C'est une situation très compliquée. De nombreux commerces sont complétement fermés. D'autres activités fonctionnent à petits pas. Si les postes administratifs ont souvent pu se mettre en télétravail, ce n'est pas possible dans le commerce et l'artisanat. Et c'est particulièrement vrai pour la restauration, l'hôtellerie et tout ce qui touche au tourisme. Ils sont complétement fermés et pour eux, c'est un chiffre d'affaire de 0 depuis le 17 mars."

Demande d'annulation de charges pour les PME les plus fragilisées

En ce qui concerne les dispositifs d'aides, certaines entreprises commencent à en bénéficier :"Il y a eu de la part des services de l’État une réaction assez rapide. Après, les reports de charge, c'est très bien. Mais pour certains métiers, nous espérons des annulations de charge. Car les métiers complétement à l’arrêt ne pourront peut-être pas rembourser. En ce qui concerne le chômage partiel, tout est rentré dans l'ordre depuis au moins 2 semaines. Certains de nos adhérents en Haute-Vienne ont déjà eu des remboursements. Une dizaine de jours. Et dans ce domaine, la réactivité de l’État est très importante car il va falloir payer les salaires du mois d'avril."

A contre courant, certaines PME du Limousin s'en sortent plutôt bien et ont même des chiffres d'affaire en hausse selon Laurence Beaubelique :"Certaines entreprises avec des chaînes de production ont pu se mettre à produire du gel hydroalcoolique. Certains dans le textile ont pu se mettre à la fabrication de masques. Je pense qu'il y a même des structures qui ont pu augmenter leur chiffre d'affaire mais elles sont peu nombreuses. Pour ceux qui avaient des autorisations d'ouverture, on a pu continuer un tout petit peu. On sent un petit redémarrage depuis une dizaine de jours au niveau du bâtiment et des travaux publics. Mais c'est assez petit. Ce sont surtout des artisans. Malheureusement, les grosses structures, les donneurs d'ordre n'ont toujours pas montré leur museau. A ce niveau là, rien n'est reparti et c'est très compliqué à gérer pour nos activités". 

Il faudra protéger au maximum tous nos salariés, dans tous les métiers

Quand aux salariés, la présidente de la CPME en Haute-Vienne assure que leur santé est et restera au cœur de la préoccupation des employeurs. Le problème étant de pouvoir se fournir en matériel de protection :"Jusqu'à maintenant, c'était très compliqué de pouvoir se procurer en gel hydroalcoolique. Maintenant, c'est plutôt rentré dans l'ordre. Par contre, on est toujours en attente pour les masques. Il y a de multiples commandes mais elles n'aboutissent pas encore. De nombreuses entreprises commandent aussi des écrans en plexiglass pour les mettre sur les comptoirs. Des personnes de chez nous fabriquent des visières. On espère en récupérer en fin de semaine. _Les gants commencent à manquer. C'est aussi une problématique._

Du matériel pourtant indispensable pour aborder la levée du confinement dans des conditions acceptables :"Nous sommes tous sur le qui-vive. On essaye de palier à ces manques et on va y arriver en vu du 11 mai et du début espéré du dé confinement, pour rouvrir peu à peu certains commerces, tout en étant très vigilants. Il faudra protéger au maximum tous nos salariés, dans tous les métiers. D'ailleurs, _il faudra surement aider les entreprises qui n'auront eu aucun ou très peu de chiffre d'affaire, car tout cela aura un coût_. A partir du moment où chaque entreprise aura mis en place les gestes barrière, aménagés les entrées et les sorties des commerces pour le respect des distances, je pense qu'on pourra redémarrer petit à petit et retrouver au fil de l'eau, une vie à peu près normale. Mais la vie d'avant ne sera peut-être pas la vie d'après."

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