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Économie – Social

Pour le maire de St Junien, "si on ne préserve pas ces hôpitaux de proximité, il va y avoir une catastrophe"

jeudi 28 juin 2018 à 9:18 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

200 personnes ont manifesté mercredi devant l'hôpital de St Junien, dans l'ouest de la Haute-Vienne, où un service va fermer, faute de trouver un anesthésiste. Une pénurie de médecins qui ne fait que commencer et inquiète le maire de la ville, Pierre Allard.

Pierre Allard s'inquiète d'une pénurie de médecins qui ne fait que commencer
Pierre Allard s'inquiète d'une pénurie de médecins qui ne fait que commencer © Radio France - Jérôme Ostermann

Saint-Junien, France

C'est le départ d'un médecin anesthésiste qui a condamné le service de soins continus. Impossible de lui trouver un successeur, et les remplaçants contractuels coûtent cher. 200 personnes ont manifesté ce mercredi devant l'hôpital de Saint-Junien pour réclamer une solution. C'est aussi le point de vue du maire de la ville, l'ADS Pierre Allard, qui répondait à 8h15 aux 3 questions de Jérôme Ostermann. 

La direction de l'hôpital assume avoir fait un choix, en privilégiant la présence d'anesthésistes en chirurgie et obstétrique. On peut le comprendre ?  

Bien sûr, il y a une question de sécurité. Mais il faut se demander quelles sont les conséquences.  Car la pénurie va être extrêmement forte dans les 10 ans à venir. Elle commence sur les hôpitaux de proximité, maisest-ce qu'à l'avenir les gros hôpitaux pourront recueillir notre patientèle ?St Junien est l'exemple type, avec plus de 60.000 passages par an. Si demain, cet hôpital n'existait plus, les autres établissements en Haute-Vienne ne peuvent pas répondre à la demande.   

Cela dit, il y a aussi des patients qui ayant un hôpital près de chez eux préfèrent malgré tout aller un peu plus loin, sur la grande plateforme mieux dotée en moyens matériels et humains...   

Oui, ça arrive, mais quand j'évoque 60.000 passages à St Junien, ça n'est pas rien. Et entre Limoges et Angoulême, il n'y a rien, sinon St Junien. Si on ne préserve pas ces hôpitaux de proximité, il va y avoir une catastrophe. Et ces hôpitaux permettent aussi de réduire les transports, de régler les problèmes au plus près et donc de faire des économise. Ce qu'il faut c'est assurer un financement pérenne aux hôpitaux. Élargir le numerus clausus, c'est en cours. Et pourquoi pas obliger les médecins à rester un certain nombre d'années dans l'hôpital public ? On le fait pour les infirmières, les aides-soignantes, les fonctionnaires...   

Pour sauver ce poste d'anesthésiste, et le service de soins continus polyvalents, vous avez demandé une enveloppe d'urgence ? 

Un certain nombre de membres du conseil de surveillance de l'hôpital ont signé un courrier au ministère pour demander une entrevue et tenter d'obtenir des moyens pour recruter d'abord un anesthésiste intérimaire, puisqu'on n'a pas d'autres choix pour l'instant, et ensuite un titulaire.