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Pour les autocaristes de tourisme, "ce n'est pas une catastrophe, c'est pire que ça"

Alors que les pouvoirs publics organisent la sortie du confinement, les autocaristes, eux, ne voient pas le bout de cette crise. Depuis le 15 mars, leurs autocars sont à l'arrêt, et il ne savent pas comment ni quand ils pourront reprendre leur activité. Illustration en Pays de la Loire.

Les autocaristes spécialisés dans le tourisme ne savent pas quand ils vont pouvoir reprendre leur activité
Les autocaristes spécialisés dans le tourisme ne savent pas quand ils vont pouvoir reprendre leur activité © Maxppp - Bruno Levesque

Loïc Morand est autocariste depuis 2002 à Nantes, il emploie une vingtaine de personnes. Et pour lui, cette crise du tourisme provoquée par le confinement et le coronavirus, "ce n'est pas une catastrophe, c'est pire que ça. Du jamais vu". Chaque jour, quand il arrive au bureau le matin, "on se dit ce n'est pas possible. Tous les cars sont là, on patiente mais ça devient long, ça devient trop long", confie le chef d'entreprise. 

"Zéro commandes, zéro de chiffre d'affaires"

"C'est difficile financièrement, moralement, commercialement... Zéro mail alors qu'on en reçoit une centaine par jour d'habitude. Limite à taper sur l'ordinateur pour savoir s'il n'y a pas un problème. Là on est à zéro % de chiffre d'affaires, c'est zéro commande, c'est le néant. On fonctionne avec une trésorerie qui diminue chaque jour à vue d'oeil, parce qu'il y a des frais fixes, des factures à payer, des salaires qu'on a avancé mais qui ne sont toujours pas remboursés."   

"On se pose énormément de questions, explique de son côté Jean-Philippe Canto, autocariste à La Baconnière, près de Laval. "Les aides de l'Etat ne sont pas assez nombreuses aujourd'hui afin de faire face aux difficultés qu'on a, et notamment à la pérennité de nos emplois." Car pour les autocaristes qui vivent du tourisme, ils n'ont aucune certitude sur une date de reprise d'activité. 

"On veut être prêts à redémarrer"

"On se sent seul, ajoute Loïc Morand, pas écoutés. Quand cette crise sera terminée, on veut être prêts à redémarrer, mais il faut nous donner les moyens de le faire. Comme dans toutes les entreprises, il faut protéger ses salariés, les mettre en sécurité. Est-ce qu'on est capable de le faire ? Est-ce qu'on peut nous aider pour ça ? On a besoin d'être aidés, d'être soutenus surtout.

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