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Économie – Social

Pour son 66e congrès national à Saint-Étienne, l'UMIH cherche de la main d'œuvre

mardi 4 décembre 2018 à 23:17 Par Octavie Couchard, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le 66e congrès de l'Union des métiers, de l'industrie et de l'hôtellerie se tient à Saint-Étienne du mardi 4 au jeudi 6 décembre 2017. Les acteurs du tourisme se réunissent cette année autour d'un thème : le recrutement. Les professionnels veulent embaucher, mais il manque de la main d'oeuvre.

Le 66e congrès national de l'UMIH se déroule à Saint-Étienne du 4 au 6 décembre 2018.
Le 66e congrès national de l'UMIH se déroule à Saint-Étienne du 4 au 6 décembre 2018. © Radio France - Octavie Couchard

Saint-Étienne, France

"Ici, on recrute", c'est le thème de ce 66e congrès de l'Union des métiers, de l'industrie et de l'hôtellerie, cette année à Saint-Étienne. Plusieurs centaines de professionnels du tourisme se rassemblent au Centre des Congrès pour évoquer ensemble le sujet du recrutement et tenter de trouver des solutions. Depuis cet été, il manque 100 000 salariés dans ce secteur économique.

L'un des point mis en avant par les professionnel, c'est d'abord la formation. Les élèves qui arrivent dans les centres de formations n'y ont pas forcément leur place. Un constat que dresse le directeur de la formation du lycée hôtelier à Saint-Chamond, Christophe Peyre : "Pour certains c'est vraiment un choix, ils arrivent avec une idée pour leur carrière professionnelle, pour d'autres c'est vrai que c'est une découverte, la découverte du milieu professionnel au sens large, c'est-à-dire qu'aucune spécialité ne leur plait pour l'instant". Deux catégories d'élèves donc, qui ne vont pas toujours jusqu'au bout de la formation.

Un manque de bras à former, c'est aussi un autre souci pour les professionnels. Philippe Seytre tient le restaurant l'Amandine à l'Étrat. Depuis quelques temps, il peine à trouver des apprentis, malgré le bon taux de réussite de son établissement : "Ce que je regrette le plus c'est qu'en temps de restaurant de qualité, on n'a du ml à trouver des apprentis en formation. On est prêt à prendre des personnes motivées, des personnes qui ont envie d'apprendre ce métier, parce que c'est un beau métier", détaille le restaurateur.

Pour le 66e Congrès national de l’UMIH à Saint-Etienne, le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne a rencontré Roland Heguy, le président confédéral de l’UMIH - Radio France
Pour le 66e Congrès national de l’UMIH à Saint-Etienne, le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne a rencontré Roland Heguy, le président confédéral de l’UMIH © Radio France - Octavie Couchard

De nouvelles formations et un autre salaire

Fidéliser les jeunes dans cette filière tourisme, et surtout hôtellerie et restauration est véritable enjeu pour les professionnels du secteur. Pour le chef étoilé, Thierry Marx, il faut revoir le système de formation pour attirer les nouvelles recrues  : "Je comprends que ce soit difficile pour un jeu qui a 16 a passé un CAP, un bac professionnel, et qui après 5 ans d'étude arrive dans le milieu professionnel où on lui propose 1350 euros par mois. Cela le rend malheureux, il a un problème de logement, de mobilité, et il décroche du métier, on peut l'entendre". 

Pour tenter de mieux accrocher les jeunes, le chef étoilé a une idée : "_Faisons des formations plus courtes, quand on aura besoin de formations supplémentaires, on se rattache sur un centre où on améliorer les compétences, mais c_ette montée en compétence doit être accompangée du montée en rémunération et permettre l'épanouissement que l'on souhaite".

Une idée écoutée par les autres professionnels, mais qui n'est pas toujours réalisable, puisque tous les établissements n'ont pas les moyens de payer plus leurs salariés. En visite pour ce 66e congrès de l'UMIH, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a avancé quelques pistes, notamment via un projet de loi de finances et de financement de la sécurité sociale prévu pour 2019 : "Ce sera la fin des charges sociales sur les heures supplémentaires, donc ce dispositif permettra d'augmenter les salaires".

Selon les estimations de l'UMIH, si la situation ne s'améliore pas en matière de personnel dans le secteur, il risque de manquer 400 000 salariés d'ici 2025.