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Économie – Social

Pourquoi la canicule fait-elle chuter le prix des fruits d'été ?

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Par , France Bleu

Vous l'avez peut-être remarqué sur le marché et en grande surface : le prix particulièrement bas des pêches, des abricots, et même des melons en cette fin juillet. Ils ont mûri plus vite que prévu à cause de la chaleur.

Le melon coûte deux fois moins cher en cette fin juillet qu'en août de l'an dernier, les producteurs sont inquiets.
Le melon coûte deux fois moins cher en cette fin juillet qu'en août de l'an dernier, les producteurs sont inquiets. © Maxppp - JEAN-PIERRE AMET

France

Mûrs avant l'heure. Les pêches, les abricots et même les cerises tombent des arbres un peu plus tôt que prévu cet été, constatent certains producteurs, à cause de la canicule lors de la dernière semaine de juin. Cette nouvelle vague de chaleur, avec toujours 80 départements en alerte orange à la canicule, ne devrait pas améliorer la situation. La récolte de melon par exemple, qui s'étale normalement sur trois mois, se fait cet été en deux mois seulement, ce qui provoque l'arrivée dans les étales de pleins de fruits en même temps, une surproduction et donc, une baisse des prix pour écouler les stocks. 

Le melon coûte deux fois moins cher 

Même si nous sommes loin de revivre une crise du melon similaire à celle de l'an dernier, le prix au kilo défie en ce moment toute concurrence : 2€50 en moyenne, contre 5€ en août dernier. Entre le 3 et le 15 juillet, le prix payé au producteur du melon de Cavaillon a même baissé de 50%. 

"La météo influe sur l'offre et la demande", explique François Lafitte, président de la gouvernance fruits et légumes en France. "Une melonnière, s'il fait chaud, va produire le double que s'il fait froid, donc il faut les vendre après ! Un épisode de chaleur suscite un embouteillage temporaire, une maturité très rapide des produits, obligés d'être vendus très rapidement, on peut donc avoir de manière conjoncturelle une chute des prix", ajoute celui qui est aussi producteur de kiwis et de pommes dans le sud-ouest. 

S'adapter à la chaleur 

Pendant les périodes de canicule, les producteurs doivent s'adapter pour assurer une récolte précoce. "On ne peut pas faire travailler les salariés l'après-midi", avance Luc Barbier, de la Fédération nationale des producteurs de fruits. "On travaille donc le matin, pour ne pas rentrer les fruits dans le frigo quand ils sont trop chauds afin de garantir la qualité aux consommateurs", ajoute-t-il.

Malgré ça, les deux agriculteurs relativisent. "Ça fait partie des aléas dans la vie d'un producteur, ça peut être très court comme période, ça peut durer 8 jours, avant de se retrouver dans une situation normale. Je ne peux pas vous prédire ce qui va se passer dans 15 jours... Comment sera la météo ? Les consommateurs seront-ils en ville ou en vacances ? On dépend de tout ça", raconte François Lafitte. 

"L'idéal c'est d'avoir une température clémente dans les zones de production et une température chaude là où sont les consommateurs" - François Lafitte, producteur 

Si les températures baissent, autour des 20/30 degrés, on pourrait retrouver une situation normale. En règle générale, l'agriculteur se fait une moyenne dans l'année. Il arriverait donc à lisser les manques de résultats causés par la canicule, avec des prix plus favorables et réguliers dans un mois, si la période est plus propice. On retrouverait alors un planning régulier de récolte pour mieux coller au marché et à la demande des consommateurs.

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